Frederic Pavaday : une présumée victime revient à Maurice et formalise sa plainte

L’enquête visant Frederic Pavaday connaît un nouveau développement. L’une des présumées victimes, concernée par le troisième chef d’accusation provisoire retenu contre l’ancien professeur de musique du Loreto Junior School de Curepipe, est rentrée à Maurice le week-end dernier afin de participer aux procédures enclenchées dans cette affaire.

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Selon les informations recueillies, elle a depuis officiellement consigné une plainte à la police contre l’ancien enseignant. Cette évolution est jugée importante dans ce dossier, alors que certaines démarches avaient jusqu’ici été entreprises depuis l’étranger.

Lors d’une précédente audience devant la Cour de district de Curepipe, il avait été établi que trois victimes étaient concernées par cette affaire, dont deux se trouvant alors hors du pays. La directrice de Pedostop avait, dans une déclaration sous serment, affirmé que ces dernières étaient en contact avec l’ONG et qu’elles prévoyaient de venir à Maurice pour compléter les démarches requises dans le cadre de l’enquête.

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Le retour de l’une d’elles au pays et le dépôt formel de sa plainte constituent ainsi une nouvelle étape dans ce dossier, alors que l’enquête policière se poursuit. La présumée victime a ainsi déjà procédé à une parade d’identification, ainsi qu’à d’autres procédures policières, telle que l’indication précise des lieux où les faits reprochés se serait produits.

Frédéric Pavaday avait de nouveau comparu en Cour le 31 mars où la police a demandé la prolongation de sa détention en cellule policière à Curepipe pour les besoins de l’enquête. Il comparaîtra de nouveau le 7 avril devant le Tribunal de Curepipe.

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Pour rappel, cette affaire trouve son origine dans des dénonciations remontant à juillet 2025, lorsque d’anciennes élèves du Loreto Junior School Curepipe ont évoqué des comportements jugés inappropriés alors qu’elles étaient mineures. Ces révélations, apparues dans un premier temps sur les réseaux sociaux, ont conduit à une enquête interne de l’établissement, avant qu’une plainte formelle ne soit finalement consignée le 23 février 2026 par une élève de 12 ans auprès de la police. Cette démarche a déclenché l’ouverture d’une enquête par la CID Curepipe et l’arrestation de l’enseignant, provisoirement inculpé notamment pour child ill-treatment. L’enquête menée par la CID Curepipe s’est ensuite élargie à d’autres témoignages, portant à trois le nombre de victimes présumées.
À la demande du bureau du DPP, la charge initiale de ill-treatment of child avait été remplacée, le 3 mars dernier, par une nouvelle accusation provisoire comportant quatre chefs d’accusation, soit ill-treatment of child, attempt upon chastity, causing a child to be sexually abused et sexual intercourse with a minor under the age of 16, impliquant trois victimes présumées.

L’une des présumées victimes, concernée par le troisième chef d’accusation, est rentrée à Maurice le week-end dernier spécialement dans le cadre des procédures liées à cette affaire et a depuis consigné une plainte formelle à la police contre l’ancien enseignant. Une autre présumée victime, toujours à l’étranger, avait déjà transmis sa déposition par voie électronique à la Brigade pour la protection de la famille. Lors d’une précédente audience, la directrice de Pedostop avait affirmé sous serment que ces victimes étaient en contact avec l’ONG et entendaient collaborer pleinement avec les autorités mauriciennes.

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