Ceux qui ont regardé le match entre l’équipe de Liverpool et Tottenham hier ont été surpris de voir l’erreur d’orthographe grossière laissée sur le panneau de publicité mauritiusnow.com, affiché dans le stade d’Anfield. En effet, l’on a écrit « Mauritus » à la place de « Mauritius », suscitant un déferlement de commentaires d’internautes sur les réseaux sociaux. Pourtant, pour obtenir cette mention de Maurice à Anfield Road dans le cadre d’une campagne de promotion touristique en cette période de grave crise dans ce secteur, Rs 400 millions sont déboursées sous forme de Taxpayers’ Money sans qu’aucun, que ce soit du côté de Lakwizinn du Prime Minister’s Office de Pravind Jugnauth ou encore au sein de la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA), sous le contrôle du Deputy Prime Minister Steven Obeegadoo, ne se préoccupe que Maurice puisse obtenir « at least value for money ».

Certains internautes, qui se donnent à fond dans des critiques, conseillent au gouvernement mauricien de s’assurer que le nom de Maurice soit correctement écrit. Ce contrat de publicité de Rs 400 millions entre Liverpool FC et la MTPA avait fait polémique, notamment en ce qui concerne certaines clauses de cet accord signé en juillet dernier durant le confinement. Ce montant sera versé rubis sur l’ongle au club anglais de Liverpool en trois ans pour deux minutes d’affichage d’une publicité vantant la destination Maurice.

À part cette pub, huit billets d’entrée au stade sont accordés par an pour les matches opposant LFC à une autre équipe, que ce soit en Premier League ou encore la FA Cup, comme convenu dans le cadre de ce contrat. Toutefois, seuls quatre de ces huit tickets donnent accès au VVIP Lounge. Pour les quatre autres, les Mauriciens devront se trouver une place dans les gradins, parmi les supporters. L’octroi de ces tickets dépend néanmoins de la disponibilité des places et de certaines autres conditions. Mais avec l’embarras causé hier, l’on attend les explications de la MTPA, et surtout du Deputy Prime Office, dont l’éloquence et le temps de réaction ne font aucun doute sur cette faute, qui a toute sa gravité considérant le pactole payé des fonds publics.