Branle-bas de combat dans l’enceinte de la Government House, hier. Colis suspects contenant une poudre blanche adressés au Premier ministre, Pravind Jugnauth, et à trois autres membres du gouvernement y ont été délivrés. De ce fait, la Criminal Investigation Division (CID) de Port-Louis a initié une enquête pour déterminer la provenance de cinq lettres avec pour destinataires Pravind Jugnauth et les ministres Maneesh Gobin, Kailesh Jagutpal et Soodesh Callichurn. L’alerte avait été donnée dans la journée de jeudi par un constable affecté à la Governement House, où il agit en tant que Mail Bomb Officer.

Au terme des procédures établies, cet officier de police procédait à l’examen du courrier déposé par le facteur, une certaine quantité de poudre blanche serait tombée sur son pantalon. Il a alors remarqué que cette substance provenait d’un paquet de cinq Unregistered Letters portant le sceau du bureau de poste de Montagne-Longue, mais ne comportant ni l’identité ni l’adresse de l’expéditeur.

Le policier a alors passé les lettres au scanner dans la Guard Room. Ce faisant, il a remarqué à l’intérieur des enveloppes, de format A4, une « substance of organic nature » de couleur vert pâle. Ignorant la nature réelle de la poudre, le policier a nettoyé son pantalon avec un morceau de soie.

Dans sa déposition, il explique n’avoir ressenti aucune brûlure ou irritation sur ses mains ou au visage. Bien que les policiers suspectent qu’il puisse s’agir de l’œuvre d’un plaisantin, les lettres en questions ont malgré tout été remises à un Health Inspector, qui les enverra en laboratoire à des fins d’analyse.

Une enquête pour Threat by Post a par ailleurs été ouverte. Les enquêteurs comptent ainsi se rendre au bureau de poste de Montagne-Longue afin de tenter d’identifier la personne ayant déposé le courrier suspect, et ce, en visionnant les caméras de surveillance. Exercice quin devrait s’avérer nullement facile, car les lettres n’ayant pas été enregistrées, aucun reçu n’aura été délivré.

A noter enfin que le contenu des enveloppes est toujours inconnu, à commencer par ce qui est écrit dans les lettres, car le constable en charge a préféré ne pas les ouvrir après les avoir passées au scanner. Les enquêteurs pensent qu’il pourrait s’agir d’un « test » visant à savoir si des correspondances pouvaient atterrir sur le bureau de ces destinataires politiques.
Affaire à suivre….