Un ingénieur de 61 ans a dénoncé un chiropraticien pour escroquerie. Il affirme que le suspect n’est pas enregistré comme “Medical practitioner” à Maurice et qu’il n’est même pas membre de l’Association of Chiropractor of Mauritius.

Dans une plainte à la police lundi, le sexagénaire a déclaré que, le 21 mai, il a surfé sur le net à la recherche d’un chiropraticien, car il souffrait de douleurs au dos et à la nuque. Il est tombé sur plusieurs noms et a alors contacté le suspect pour un rendez-vous. Une femme lui a répondu qu’il devait se rendre au cabinet de consultation, à Ébène. Comme il voulait voir le chiropraticien plus tôt, car il souffrait, son interlocutrice lui a demandé de se rendre le 24 mai à Grand-Baie, où travaille également le suspect.

Arrivant sur place, l’ingénieur était surpris de constater que le lieu était en fait un magasin au lieu d’un cabinet médical. Les employés lui ont montré une vidéo du système nerveux et lui ont demandé de payer Rs 3 500 avant de rencontrer le « médecin ». Il a réglé la note par carte bancaire. Puis, il a été emmené dans une pièce où le suspect a fait un scan de sa moelle épinière. Cet exercice s’est déroulé en moins d’une minute. Puis, les résultats sont apparus sur l’ordinateur portable du suspect qui lui a dit que ses os étaient endommagés. Le chiropraticien lui a alors proposé un traitement qui coûtera Rs 32 000.

Sentant un coup foireux, le plaignant a demandé une copie de l’analyse au scanneur. Mais le « médecin » a souligné qu’il n’avait pas d’imprimante. Le sexagénaire lui a ensuite demandé un reçu comme confirmation de sa présence chez lui. Mais le suspect a répondu qu’il recevrait les documents nécessaires qu’à condition qu’il opte pour le “full service” de Rs 32 000.

Ayant des doutes sur cet homme, le sexagénaire a contacté le ministère de la Santé et le Medical Council, où il a été informé que le suspect n’était pas enregistré comme médecin ou comme chiropraticien. Il soupçonne qu’il a été escroqué et estime que le médecin a fait d’autres victimes. Il souhaite que la police prenne des actions au plus vite contre le suspect, car il pourrait faire plus de mal à un patient plutôt que le guérir.