L’ICAC a sollicité des explications auprès de Jean-Philippe Legentil, qui pour sobriquet « Monstre », ainsi que ses proches sur la provenance de leurs biens suite à une opération hier à Grand-Gaube. Les enquêteurs ont appris que cette famille soutient élever des bœufs alors que le patriarche fait de petits boulots comme maçon.

Sauf que leurs trois maisons, dont l’une est évaluée à plus de Rs 8 M, intriguent les enquêteurs sur leur source de financement, alors que ces derniers ont noté que l’élevage familial n’avait que huit bœufs.

Jean-Philippe Legentil, son épouse Marie Johanna Legentil, leur fils, Yohan Legentil, et leur bru, Joelle Legentil, ont tous été soumis hier à un interrogatoire “under warning”. Les enquêteurs ont de même comptabilisé les objets saisis chez eux. Cependant, ils ont été relâchés à ce stade de l’enquête. L’ICAC leur a demandé de se présenter avec des documents et papiers officiels pour prouver leur source de revenus.

Dans l’immédiat, l’équipe de Navin Beekarry a mis un ordre de saisi sur leurs trois maisons de luxe, dont l’une avec portail électrique et construite en pierres taillées. À l’intérieur, l’ICAC a noté des meubles de valeur et quelques objets comme des montres et chaînes. Les enquêteurs ont aussi saisi deux motos de 300 cc et 600 cc, valant un total de Rs 1,2 M, et un 4×4 estimé à Rs 600 000. L’ICAC estime ainsi le montant de leurs biens à Rs 15 M, qui ne cadre pas avec leur source de revenus. De plus, deux plants de cannabis ont aussi été saisis chez eux.

L’ICAC estime que le patriarche « serait impliqué dans un réseau de cannabis écoulant leurs marchandises dans le nord de l’île ». Ils soupçonnent de même que « ces plants en question ne proviendraient pas de notre territoire, mais plutôt de La Réunion ». D’ailleurs, Jean-Philippe Legentil est dans le viseur de l’ADSU depuis longtemps. À noter qu’une partie de l’enquête, relative à la saisie de deux plants de cannabis, a été référée à la police.