Aboubakar Ibrahim Rajah (49 ans), directeur de la compagnie Alassio Ltd, a été épinglé par l’Independent Commission Against Corruption (Icac) jeudi sous la section 3 de la Financial Intelligence Anti-Money Laundering Act (FIAMLA).

C’est la Mauritius Revenue Authority (MRA) qui a référé ce cas à la Commission anti-corruption car cette entreprise n’était pas inscrite sur le registre de la TVA. C’est en 2017 que celle-ci a été incorporée et elle a aussi effectué des paiements de plus de Rs 10 millions. Sur ses reçus, les enquêteurs ont noté qu’elle a prélevé la taxe auprès des clients, mais cet argent n’a pas été versé auprès de la MRA. Non seulement Alassio Ltd ne s’est pas acquitté de la Corporate Tax, mais la compagnie n’a pas soumis de déclaration fiscale entre août 2018 et août 2020, alors que son chiffre d’affaires s’élève à Rs 30 millions. La TVA était chiffrée à Rs 3,2 millions. L’ICAC a aussi noté que durant cette période, l’entreprise a acquis des terrains et véhicules qu’elle a revendus peu après.

Le directeur a été provisoirement inculpé au tribunal de Port-Louis. Aboubakar Ibrahim Rajah a été libéré sous caution. Dans sa version, il a nié les accusations portées contre lui. Depuis février, l’équipe de Navin Beekarry avait demandé et obtenu un « attachment order » en février sur une voiture Peugeot 208 d’Alassio Ltd et les comptes bancaires de la compagnie.