La CID de Bambous, menée par les sergents Jahul et Mootoocurpen, ont procédé à deux nouvelles arrestations hier dans le cadre de l’enquête sur la fusillade survenue à Bambous le 26 juillet, et qui a coûté la vie à Jean Kenny Jacquette (31 ans). Son beau-père, Eddy Henri Reynold Lucile (64 ans), plus connu comme Eddy Boulrouz, ainsi que le beau-frère de la victime, Rudy Antoine Ludovic Lucile (27 ans), sont soupçonnés d’avoir joué un rôle majeur dans ce drame.

La police est en présence d’informations à l’effet que le sexagénaire aurait emmené une carabine lors d’une échauffourée le jour du drame. Eddy Boulrouz est soupçonné d’être à la tête d’une équipe de gros bras, dont faisait partie son gendre. Ils s’étaient rendus à Bambous pour régler le compte à Vicky Ramadith (40 ans). Ce dernier avait en effet chassé avec force une bande de toxicomanes qui squattaient un terrain qu’il venait de nettoyer, utilisant même des sabres. Sauf que parmi la bande, un dénommé Marcel avait fait appel à Eddy Boulrouz pour se venger de Vicky Ramadith.

Plusieurs voitures sont ainsi arrivées à Bambous. Dans celles-ci se trouvaient Jean Kenny Jacquette, son beau-frère et son beau-père. Des coups de feu ont alors été tirés et une balle a atteint le trentenaire au cou. Cependant, les versions divergent à ce stade. Vicky Ramadith a en effet déclaré qu’il n’a utilisé aucune arme à feu, tout en admettant qu’il avait un sabre. Après leur arrestation, Rudy et Eddy Lucile ont eux aussi nié avoir emmené un fusil.

Mais les enquêteurs ont appris que lors d’un autre incident, au Plaza, Rose-Hill, la veille du drame, un videur avait accusé Eddy Boulrouz de l’avoir menacé avec une carabine. Problème : l’arme du crime est toujours introuvable, malgré une perquisition effectuée chez Vicky Ramadith, à Bambous, et chez les Lucile, à Camp-Levieux. Les enquêteurs n’écartent pas la possibilité que le tireur ait en fait raté sa cible. Sur les instructions du surintendant Bansoodeb, Eddy Boulrouz et son fils ont été mis en détention après leur arrestation. Ils sont attendus au tribunal de Bambous ce vendredi pour leur inculpation provisoire.

Pour rappel, Jean Kenny Jacquette avait été transporté à la clinique Bon Pasteur, à Rose-Hill, par son beau-père après la fusillade. Le médecin avait alors confirmé que la victime avait déjà rendu l’âme. L’autopsie avait attribué son décès à un “gunshot wound at neck”. Soulignons que durant la semaine, deux témoins ont participé à un exercice de reconstitution des faits à Bambous.