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(Licenciements) Cour industrielle – Renvois injustifiés : réclamations de Rs 29 M contre la Société Gexim

Ce montant représente les salaires impayés depuis 2019 et les indemnités

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La compagnie mise en liquidation en dépit d’un Protective Order du ministère du Travail

Le cas de la Société Gexim, spécialisée dans l’arpentage et l’immobilier depuis 45 ans, sera entendu en Cour industrielle le 5 août. Le ministère du Travail a saisi cette instance de ce dossier, après l’absence répétée des directeurs aux réunions convoquées, concernant le cas de 14 employés renvoyés au lendemain du premier confinement, sans passer par le Redundancy Board. De plus, ces derniers n’avaient pas été rémunérés depuis 2019. Ce qui avait amené le ministère à émettre une Protective Order/Inscription Privilège, sur les  biens de la compagnie. Mais Gexim a tout de même été mise en liquidation pendant le confinement, en avril 2021.

Ce qu’ils craignaient depuis longtemps est maintenant une réalité. La compagnie Gexim a été mise sous administration judiciaire, selon un avis de Quantuma Mauritius et Yuvraj Thacoor, qui en est l’administrateur. Pour les 14 licenciés de la Société Gexim, ce n’est pas une surprise. Ils s’y attendaient même depuis longtemps et avaient alerté le ministère du Travail sur certaines manœuvres dès 2019. Selon eux, « rien n’a été fait alors », pour protéger les travailleurs et prévenir la fermeture de la compagnie.

Le premier confinement en 2020 est venu précipiter les choses car Gexim n’a pas rouvert ses portes depuis. Les employés ont été avertis, sur un simple papier, sans en-tête de la compagnie, qu’ils étaient remerciés. Ils n’ont ni été envoyés au Redundancy Board, ni reçu leurs indemnités. « Parmi nous, il y a deux employés qui avaient atteint l’âge de la retraite peu avant le confinement 2020 et qui n’ont pas reçu leur lump sum. Une autre employée a perdu son époux et se retrouve seule, sans argent, avec trois enfants. Sans compter nos nombreuses années de service. »

Entre-temps, l’un des directeurs avait été recruté à la Land Research and Monitoring Unit, du ministère des Terres et du Logement. Sous la contestation des victimes d’expropriation des terres, qui ne voyaient pas sa présence d’un bon œil car il avait travaillé pour des compagnies sucrières sur certains dossiers, il a dû démissionner.

De leur côté, les ex-employés qui avaient porté l’affaire en cour, avaient toutes les peines du monde à se faire entendre. « Nous avions déjà mis en garde contre une possible mise en liquidation et du fait que depuis 2019, on avait commencé à se débarrasser de certains biens. On a continué même après que la compagnie a cessé ses activités en 2020. C’est pour cela que notre syndicat a demandé au ministère d’émettre un Protection Order/Inscription privilège, afin qu’en cas de liquidation, les employés sont indemnisés en premier. Nous attendons nos salaires depuis 2019. »

Au ministère du Travail, on nous confirme qu’un Protective Order/Inscription Privilège a bien été émis. Mais la grande question des licenciés est si cela a été fait dans les temps, soit avant la mise sous administration de la compagnie, comme demandé. L’affaire sera appelée en Cour industrielle, le 5 août prochain. Le ministère du Travail indique qu’une réclamation de Rs 29 millions a été faite à la Société Gexim, représentant les salaires et indemnités dues aux licenciés.

Ces derniers se posent également de nombreuses questions : « Comment Gexim a pu aussi facilement disposer de ses biens en dépit du fait que le ministère du Travail avait été averti de la situation depuis novembre 2019 ? Comment la compagnie a pu passer sous administration judiciaire pendant le dernier confinement alors que les procédures au ministère du Travail étaient suspendues ? Comment ce directeur a-t-il pu être recruté au ministère des Terres et du Logement, alors qu’il y avait une plainte contre lui au ministère du Travail pour renvois injustifiés ? »

Ils souhaitent que les autorités concernées puissent leur donner une réponse. Surtout que le Premier ministre avait donné l’assurance qu’il fera tout pour préserver les intérêts des travailleurs, en dépit des amendements à la Workers Rights Act, sous la Covid-19 Act.

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