C’est sur un terrain en friche que Sachin Teeree s’est débarrassé du corps de l’enfant

Le procès intenté à Sachin Tetree pour le meurtre de Ritesh Gobin, 11 ans, commis le 20 octobre 2018, a été marqué par l’audition de deux témoins, à savoir le Dr Maxwell Monvoisin, Principal Police Medical Officer, et la mère de l’accusé, Saroj Tetree. Le Dr Monvoisin, qui avait pratiqué l’autopsie, mais s’était aussi rendu sur les lieux où le corps de Ritesh Gobin avait été trouvé, a évoqué dans ce cas une coupure profonde au cou de 20 centimètres de long, ayant tranché la pomme d’Adam et la jugulaire, ce qui a été fatal à la jeune victime.

Le Dr Maxwell Monvoisin a soutenu à son audition s’être rendu sur les lieux du crime tard dans la soirée du 20 octobre 2018 pour un premier examen du corps. Il indique qu’à première vue « c’était une mort violente, vu l’étendue de la coupure ». Il a indiqué que la victime n’avait qu’une blessure au corps, soit au cou. C’est le lendemain, soit le 21 octobre, qu’il a pratiqué l’autopsie, pour rendre son rapport le 4 novembre. La cause du décès a été attribuée à un “slash wound to the neck”. Une entaille qui a commencé du côté gauche de la pomme d’Adam pour finir en bas de l’oreille droite.

Le Dr Monvoisin a expliqué que la lame de l’objet tranchant utilisé a tranché les grosses veines situées de chaque côté des parties latérales du cou. Ainsi, selon lui, cette profonde coupure, qui a atteint tous les muscles importants de la gorge, a été fatale. « Si la jugulaire est atteinte, c’est une mort rapide, soit en quelques minutes. Toutes les veines ont été tranchées. » Suite à une question de Me Neerooa du fait que cette coupure aurait pu être accidentelle, il a répondu : « C’est très difficile ! »

Le Dr Monvoisin avait aussi examiné Sachin Tetree. Selon lui, l’accusé n’avait que des abrasions sur l’avant-bras gauche et des blessures qui cicatrisaient au doigt. Contre-interrogé par Me Erickson Mooneeapillay, le Dr Monvoisin a été questionné sur les effets d’un taux élevé d’alcool dans le sang, engendrant des problèmes pour marcher et raisonner. Le Dr Monvoisin devait faire part que « cela dépend de la corpulence de la personne ».

La mère de l’accusé, Saroj Tetree, a été appelée à la barre des témoins par la défense. Lors de son audition, elle a expliqué que le jour du drame, c’est en rentrant chez elle qu’elle a appris qu’il y avait eu un problème avec son fils. Ce dernier avait alors débarqué chez elle et « m’aurait menti en me disant que c’est le père de Ritesh Gobin qui l’avait tué », mais ne pouvant dire ce qui s’était réellement passé, ayant juste accepté d’accompagner son fils au poste de police de Petite-rivière sans en connaître la raison.

La mère a indiqué à la cour que son fils est « enn garson trankil » et que « zame inn gayn konplint konsernan li ». Face aux questions de Me Azam Neerooa, elle devait expliquer que son fils « était saoul », mais qu’il avait marché correctement « sur une bonne distance pour se rendre au poste de police ». Le procès se poursuit lundi prochain avec les réquisitoires.