L’enquête sur le meurtre brutal de Sivani Saminaden, survenu le 4 janvier dernier à Petit-Raffray, franchit une étape scientifique cruciale. Beltrami Bolzano Kemayou, le compagnon de la victime et principal suspect, est au cœur d’analyses toxicologiques approfondies visant à déterminer son état de conscience au moment des faits.
Les échantillons biologiques prélevés sur le ressortissant camerounais de 24 ans ont été transférés au Forensic Science Laboratory (FSL). Selon nos sources, les résultats du dépistage multi-drogues ne seront pas connus avant plusieurs semaines, voire un mois.
Contrairement aux tests salivaires ou urinaires rapides, cette analyse sanguine suit un protocole médical rigoureux. Cette méthode scientifique stricte est la seule capable de garantir une précision incontestable pour détecter une large variété de substances chimiques et confirmer si le suspect était sous l’influence de stupéfiants lors du drame.
L’hypothèse d’une consommation de substances illicites est fortement privilégiée par les enquêteurs de la MCIT. L’ultra-violence de l’acte interpelle les forces de l’ordre. Un policier proche du dossier confie d’ailleurs :
« Dimoun dan leta normal pa reazir kouma linn fer », explique un policier qui enquête dans cette affaire.
Cette semaine, Beltrami Kemayou a commencé à consigner sa déposition officielle. Accompagné de son avocat, Me Nawaz Dookhee, le jeune homme est revenu sur les événements de la nuit du samedi 3 janvier, où il aurait étranglé à mort Sivani Saminaden, âgée elle de 29 ans.
Selon son homme de loi, le suspect serait actuellement en « état de choc ». Me Dookhee a également souligné que la police devra approfondir ses investigations sur certains éléments spécifiques fournis par le Camerounais lors de son interrogatoire pour éclaircir les zones d’ombre de cette affaire.
Il s’agit du deuxième cas de féminicide enregistré dans le pays depuis le début de l’année 2026.

