Photo d'illustration

– Le juge Lutchmeeparsad Aujayeb : « The utter lack of compassion and failure to come to victim’s assistance and the fact that she was left in the room over a period of four days need also to be very seriously viewed in the circumstances »

Poursuivi devant les assises pour le meurtre de son épouse Vidwantee Dindoyal en 2016, Dharmadeo Neliah, un habitant de Surinam, a été condamné hier à 30 ans de prison par le juge Lutchmeeparsad Aujayeb. Bien que l’accusé ait plaidé coupable et ait exprimé des remords lors du procès, le juge a fait ressortir qu’un tel acte ne pouvait être considéré comme un simple crime passionnel. Dharmadeo Neliah avait mortellement agressé son épouse à coups de sabre avant de la laisser en état de décomposition pendant quatre jours.

En rendant son verdict, le juge Aujayeb est revenu sur les circonstances de ce drame et souligné que la justice « doit envoyer un signal fort pour prévenir ce genre de violence domestique dans la société ». Le juge a conclu que l’acte de l’accusé ne pouvait être considéré comme un simple crime passionnel. Car après l’avoir commis, Dharmadeo Neliah a laissé le cadavre dans sa maison pendant quatre jours avant de se rendre a la police. Il avait même avoué avoir eu des relations sexuelles avec le cadavre de sa femme après l’avoir tuée. « The Court is not prepared, however, to approach the reprehensible act of accused from the angle of a crime of passion only. It is very revealing that accused left the victim’s dead body to remain in the bedroom for some four days prior to reporting the matter to the police. It is the more repelling that after some time, upon pungent smell coming out of the room due to the decomposition of the body he went on to apply cream and perfume to victim’s dead body as can be gathered from his own statements given to the police », a fait ressortir le juge Aujayeb.

Dharamdeo Neliah, alors âgé de 49 ans, a laissé éclater sa jalousie maladive dans la nuit du 24 décembre 2016. L’habitant de Surinam ne pouvait supporter que sa femme, Madhvi Dindoyal, 37 ans, prenne la ferme décision de se séparer définitivement de lui et d’aller vivre avec quelqu’un d’autre. Il a avoué qu’il lui avait assené plusieurs coups de machette à la tête jusqu’à ce qu’elle rende l’âme. Ensuite, il l’a jetée sur le lit conjugal avant de donner libre cours à ses pulsions sexuelles, dans la nuit du 24 décembre ainsi que celle du 25 décembre. Deux jours plus tard, comme le cadavre commençait à sentir mauvais, l’accusé a appliqué de la crème sur le visage de la victime et a vaporisé du désodorisant et du parfum dans la chambre. Le 28 décembre 2016, constatant que le corps avait commencé à se décomposer, il a informé les membres de sa famille et s’est rendu au poste de police pour signaler l’affaire.

Lors du procès, Dharmadeo Neliah avait déclaré sous serment qu’il était séparé de sa première femme et qu’il avait deux enfants âgés de 27 et 25 ans. Il travaillait comme chauffeur de tracteur. L’accusé a présenté ses excuses à la famille de la victime, à ses enfants et à la société. Il a déclaré qu’il était alcoolique et qu’il regretterait pour le reste de sa vie ce qu’il a fait. Et que c’est la raison pour laquelle il n’avait pas demandé de liberté conditionnelle.