Des officiers en colère que les présumés agresseurs aient été relâchés sur parole, évoquant même officieusement des « pressions d’en haut… », pour ne pas dire des milieux proches du GM

Trois policiers ont subi des blessures au cours d’une intervention dimanche à Sans-Souci Road, Montagne-Blanche, pour appréhender des personnes qui consommaient de l’alcool devant une boutique. Le fait que les présumés agresseurs aient été relâchés sur parole exaspère d’autres officiers de police, qui avancent qu’il y a eu des pressions issues des quarters proches du GM.

Un sergent de police, accompagné de trois constables, s’est rendu à « Ti-Pont » où ils sont tombés sur quatre personnes: un Prison Officer (38 ans), un Attendant exerçant dans un centre de santé (36 ans), un vigile travaillant dans une institution tertiaire (58 ans) et un General Worker d’une institution d’État (59 ans). Comme la consommation d’alcool dans un lieu public est interdite, les policiers les ont approchés pour les verbaliser. Or, ils ont commencé à balancer des jurons contre les membres des forces de l’ordre. Ces derniers leur ont alors fait comprendre qu’ils seront arrêtés pour « rogue and vagabond ».
Les deux quinquagénaires ont alors poussé deux policiers, qui ont chuté des escaliers donnant sur un pont. L’un des policiers s’est tordu la jambe gauche et a été blessé au coude. Il ne parvenait pas à se relever. Ils ont dû solliciter du renfort auprès des collègues au poste de police.

Deux constables sont donc arrivés, mais un des suspects, un vigile, a lancé des pierres sur eux, blessant l’un à la main. Son collègue a tenté d’appréhender le présumé agresseur, mais il a trébuché. Profitant de la situation, le suspect lui a donné des coups de pieds avant de s’enfuir. Les trois autres suspects ont pu être appréhendés et conduits au poste de police où ils ont été arrêtés pour des délits de « consuming liquor in public », « Rogue and Vagabond » et « Assaulting police causing effusion of blood ». Entre-temps, trois constables ont été conduits à l’hôpital Bruno Cheong de Flacq où ils ont été mis au repos forcé pour une durée d’une à trois semaines.

Or, les trois suspects ont été relâchés sur parole dans la soirée sur ordre d’un haut gradé. Certains policiers sont remontés par cette situation et une source évoque même « des pressions d’en haut ». « Kouma kapav larg sa bann sispe la alor ki ena polisie inn blese? Ena enn so lipie inn kase, li bizin sibir enn intervansion lopital », nous confie un policier sur place.

Il n’est pas à écarter que certains policiers alertent le Divisional Commander ou même le Police Headquarters sur des informations dont ils disposent sur ce cas, dont les éventuelles ingérences.
Affaire à suivre.