Les experts japonais étaient au CCID vendredi, où ils se sont entretenus avec le capitaine du Wakashio, Sunil Nandeshwar

Cinq experts japonais de l’Accident Investigation Team du Japan Transport Safety Board, envoyés par Tokyo, ont rencontré le capitaine du Wakashio, Sunil Kumar Nandeshwar, hier matin, dans les locaux du Central CID. Ces spécialistes, dirigés par Yuji Sato, ancien responsable de la Japan Coast Guard, sont à Maurice pour enquêter sur les circonstances ayant mené à l’échouage du vraquier à Pointe-D’Esny et le déversement d’hydrocarbures en mer.

Les autorités mauriciennes ont accédé à une requête du Japon, qui souhaite initier une enquête à son niveau, étant donné que le Wakashio appartient à Nagashiki Shipping Ltd et est opéré par Mitsui OSK Lines Ltd, deux sociétés japonaises. Profitant de leur passage aux Casernes centrales, les experts nippons se sont montrés satisfaits de la manière dont le capitaine Sunil Kumar Nandeshwar est traité. L’équipe de l’ASP Kokil leur a fait un résumé de l’enquête policière en cours et, après presque une heure passée dans les locaux du Central CID, ils sont repartis.

« Ils n’assisteront à aucune séance d’interrogatoire », a toutefois précisé un des responsables du dossier au CCID. Et d’ajouter que « les Japonais ont souhaité obtenir quelques informations pour qu’ils puissent rédiger un rapport à être envoyé à Tokyo ». Outre le capitaine, ces experts étrangers écouteront aussi le second Tilakaratna Subhoda ainsi que des membres d’équipage jugés « essentiels » à leur enquête. Ces experts se tourneront aussi vers le Mauritius Shipping pour des “insight informations”, toujours en vue de la rédaction de leur rapport. Sans compter qu’ils prévoient d’inspecter les restes du vraquier sur les récifs de Pointe-d’Esny.

Cette Accident Investigation Team est arrivée à Maurice le mois dernier. Les experts ont cependant dû se soumettre au protocole sanitaire en passant 14 jours en quarantaine. Les Japonais ont prévu de passer deux semaines dans l’île pour leurs investigations. Par la suite, ils enverront un rapport au ministère du Transport japonais.

Auparavant, ils avaient obtenu le feu vert des autorités mauriciennes et du Panama, étant donné que le Wakashio est un vraquier battant pavillon panaméen. Une source au CCID nous confie que les Japonais souhaitent établir s’il n’y a eu aucun acte délibéré entourant l’échouage du navire afin que les sociétés touchent l’assurance. À noter que le vraquier est assuré par le Japan P&I Club.