La contestation logée contre les élections des trois candidats de L’Alliance Morisien, les élus du MSM, soit le Premier ministre et leader du parti, Pravind Jugnauth, et ses deux colistiers, la vice-Première ministre et ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, et l’ex-ministre Yogida Sawmynaden, du Quartier-Militaire/Moka (No 8) sera entendue On Merits à partir de ce lundi, 5 juillet, en Cour suprême. Le Premier ministre et ses deux colistiers devront être présents en Cour.

Suren Dayal, qui avait terminé à la 5e place , avait logé sa pétition par l’entremise de Me Hiren Jankee (avoué) et de Me Gavin Glover, Senior Counsel, pour demander à la Cour suprême d’invalider les élections de Pravind Jugnauth, Leela Devi Dookhun et Yogida Sawmynaden « for having been obtained by reason of bribery, treating, undue influence, illegal practice and/or any other valid reason ».

L’ancien ministre travailliste avait avancé ainsi que ces actes de corruption et de pratiques illégales , contraires aux dispositions de la Representation of the People Act, avaient été commis « in order to corruptly procure, promote and influence the election of the Respondent Nos 1 (Pravind Jugnauth), 2 (Leela Devi Dookhun-Luchoomun), 3 (Yogida Sawmynaden) in constituency No 8, Quartier-Militaire and Moka ».

Pour soutenir cette démarche d’invalidation de l’élection du leader du MSM et de ses deux colistiers lors des législatives, Suren Dayal avait mis en avant que certains éléments ont pu fausser le scrutin législatif du 7 novembre 2019, dont l’annonce de l’augmentation massive de la pension de vieillesse, l’accélération de la mise en œuvre du rapport du Pay Research Bureau (PRB) pour janvier 2020, la promesse de paiement de plus de Rs 3 milliards aux titulaires de polices d’assurance Super Cash Back Gold (SCBG), le paiement d’un Performance Bonus aux policiers, pompiers et officiers de prison, ou encore la fourniture en masse de nourriture, boissons et divertissements avant les élections.

Le contestataire avait aussi déclaré que la proposition de Pravind Jugnauth d’augmenter la pension de vieillesse à Rs 9 000 pour arriver à Rs 13 500 à la fin de son mandat démontre que « the respondent No 1 preyed mercilessly and cynically on the minds of those old-age pensioners ». Ajoutant : « the purity of that electoral process was thereby tainted. » Selon lui, cet acte a eu un impact sur plus de 220 000 électeurs âgés de plus de 60 ans. De fait, Suren Dayal estime que Pravind Jugnauth a abusé de sa position de Premier ministre à son avantage ainsi qu’en faveur de ses colistiers.