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Alors que Business Mauritius a laissé les employeurs du secteur privé décider de la marche à suivre pour ceux qui devaient se rendre au travail hier, le département des ressources humaines d’Air Mauritius, lui, a choisi de ne pas communiquer avec ses employés. De fait, les techniciens de MK qui travaillent sur la piste ont dû braver le mauvais temps et les grosses averses pour assurer leurs fonctions. Ces derniers déplorent la façon de faire de la compagnie aérienne, d’autant plus, selon eux, que lorsque l’on travaille dans de telles conditions, soit quand le pays est en alerte de pluies torrentielles, la rémunération diffère selon la loi.

Hier matin, les employés de MK, qui n’ont jamais cessé de travailler durant le confinement, attendaient une communication officielle du département des ressources humaines pour savoir s’ils devaient ou non se rendre au travail. En vain. Aussi, les techniciens chaque jour en poste sur la piste pour l’entretien des appareils, ont dû, en l’absence de communication, se rendre au travail, et ont d’ailleurs eu fort à faire pour travailler avec les grosses averses. « Il y a un lot de travail tous les jours, mais il n’y avait aucune urgence pour que nous soyons présents au travail. C’est un gros risque que nous avons pris en travaillant dans de telles conditions », dit un employé.

« D’autre part, même si selon les lois, notre employeur ne peut nous forcer à venir travailler, la situation à Air Mauritius est différente. Un simple faux pas et nous prenons la porte de sortie. Donc, il faut tout accepter », poursuit-il. « Si on ne s’était pas rendu au travail aujourd’hui, une journée aurait été déduite de notre salaire, vu que nous travaillons sur une base “part-time” », dit-il.

Quoi qu’il en soit, la journée d’hier aura été particulièrement difficile pour de nombreux employés de MK. Entre autres pour ceux habitant le sud, et qui prennent habituellement le bus pour se rendre au travail. Ces derniers auront en effet dû attendre des heures avant de savoir si le transport de la compagnie viendrait ou non les chercher. Quant à ceux voyageant par leurs propres moyens, ils auront bravé le mauvais temps à leur risque et péril pour se rendre au travail et assurer leurs fonctions dans des conditions elles aussi difficiles.