Me Roshi Bhadain s’est fait réprimander par le Bar Council pour des propos tenus le 15 juin dernier, après une audience au tribunal de Moka dans le cadre de l’enquête judiciaire pour faire la lumière sur la mort de Soopramanien Kistnen, ex-agent du MSM à la circonscription no 8. Le Bar Council, non-satisfait des explications de l’homme de loi, a décidé de le réprimander pour des « commentaires insultants, à connotation sexuelle », exprimés à l’égard de Me Narghis Bundhun, Senior Counsel.

C’est à la suite d’un rapport des évènements que le Bar Council a décidé de se pencher sur les propos de Me Roshi Bhadain. C’était lorsqu’il répondait à une question d’un journaliste à sa sortie du tribunal de Moka, qu’il avait lancé : « Sa mo pa kone kot li pe anvi mo rantre me sa mo dir ou, mo pa pou al rant dan okenn par mwa, mo ena mo travay pou mo fer ».

Le journaliste le questionnait au sujet d’une requête de Me Narghis Bundhun dans le contexte de l’audience au tribunal de Moka, lui demandant alors si la Senior Counsel « pe anvi ou rant dan box ». Après avoir examiné les faits, le Bar Council est parvenu à la conclusion que Me Roshi Bhadain a tenu « des propos insultants et irrespectueux » envers Me Narghis Bundhun, ce qui est contraire au code d’éthique destiné aux membres du barreau.

Le Bar Council devait aussi demander à Roshi Bhadain de faire preuve de prudence dans ses actions, du fait qu’il puisse jongler entre la casquette de membre de la profession légale et homme politique, afin d’éviter d’être sanctionné en vertu du code de déontologie des avocats, lui rappelant le fait qu’enlever sa toge ne l’exempt pas de ses responsabilités professionnelles.

Me Bhadain a ainsi été réprimandé en vertu de l’article 13 de la Mauritius Bar Association Act. Les conclusions du Bar Council ont été portées à la connaissance du chef juge, de l’Acting Master and Registrar et de l’Attorney General.

À noter que toute décision du Bar Council est contestable par voie de révision judiciaire devant la Cour suprême.