L’ancien « ami », condamné à 18 ans de prison, pourrait être appelé à la barre des témoins

Ashish Dayal nie toute implication dans le trafic de drogue et maintient que Kamlesh Radha a menti. « Zame mo finn fer sa bann zafer la », dit-il. De ce fait l’ancien « ami », qui purge déjà une peine de 18 ans de prison dans cette affaire d’importation de drogue d’une valeur marchande de Rs 35 millions d’Ouganda pourrait être appelé à témoigner lors de ce procès, qui est entendu par le juge Iqbal Maghooa.

Au démarrage du procès, l’inspecteur Mohesh de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) a eu la tâche de présenter et lire en Cour les dépositions d’Ashish Dayal. Dix-neuf dépositions avaient été consignées entre le 28 janvier 2017 et le 14 mai 2019 lors desquelles Ashish Dayal était interrogé sur sa connexion avec le bailleur de fonds Kamlesh Radha et sur le transfert d’argent vers l’Ouganda pour le trafic de drogue.

Ashish Dayal avait été confronté à plusieurs témoins dans cette affaire, qui l’avait identifié comme « samem Ashish Dayal » qui aurait été des rencontres et autres transactions. Cependant, l’accusé devait dans ses dépositions nier toute implication. Confronté à la déclaration de Kamlesh Radha – qui avait avancé aux limiers de l’ADSU comment il avait fait la connaissance d’Ashish Dayal et rencontré le constable Arvind Hurreechurn en marge de cette affaire – Ashish Dayal devait mettre en avant qu’il n’avait jamais été contacté dans le cadre de ces transactions. Kamlesh Radha avait procédé à des allégations dans le cadre de la saisie de 2 kilos d’héroïne dans les valises du constable Arvind Hurreechurn au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport.

À la police, il avait expliqué qu’il avait fait la connaissance d’Ashish Dayal en février 2016 et qu’ils se sont liés d’amitié depuis. Ils se rencontraient souvent au domicile de ce dernier ou chez lui. « Nou ti pe partaz nou bann sekre e Ashish ti rakont mwa tou lor so lavi, swa bann larout biznes ladrog », avait-il confié. À cela, Ashish Dayal devait tout au long de ses dépositions s’y opposer de manière catégorique : « Zame finn ariv sa bann zafer la, mo pann gayn kontak avek okenn polisye. Tou sala manti. Mo pa konn Wesley Jasmin. »

La poursuite envisage d’appeler à la barre des témoins Kamlesh Radha, qui a écopé de 18 ans de prison. Ashish Dayal est poursuivi devant les assises pour avoir, entre juillet et octobre 2016, organisé l’importation de quelque deux kilos d’héroïne à Maurice. La drogue, d’une valeur marchande de Rs 35 millions, avait été retrouvée sur le défunt constable Arvind Hurreechurn à sa descente d’avion en provenance de Madagascar. Ce dernier a été retrouvé mort dans sa cellule au centre de détention de Moka,  par pendaison en utilisant le robinet d’un lavabo.

Le policier Joly est accusé d’avoir aidé Ashish Dayal dans l’importation de cette drogue. Quant à Louis Wenstley Jasmin, dit Coco, il lui est reproché d’avoir aidé feu Arvind Hurreechurn dans l’importation de ces deux kilos d’héroïne. Le quatrième accusé, Mohammad Jamil Motaleb, aurait agi de concert avec Ashish Dayal et Kamlesh Radha pour organiser l’importation de cette héroïne, en transférant des fonds en Ouganda.