Le Central CID est sur la piste du cerveau de l’opération montée pour récupérer de la drogue à La Réunion après l’interception d’un bateau de plaisance au large du Coin de Mire le 28 mai. Les enquêteurs sont en effet en présence d’informations cruciales, et qui sont actuellement au stade de vérification. En attendant, hier après-midi, l’équipe du DCP Jangi a mené une opération dans la région de Roche-Bois ayant abouti à l’arrestation d’un dénommé Hugo Georges Harel (24 ans). Ce dernier est attendu en justice ce vendredi pour son inculpation provisoire.

La police le soupçonne d’avoir accompagné le Bouncer Michael Jason Mootoosamy (33 ans) pour remettre les 13 000 euros (Rs 625 000) aux trois suspects qui devaient prend la mer le 28 mai, soit le skipper Jean Michael Piter Larhubarbe (40 ans), le mécanicien Alexandre Nicolas David (31 ans) et le maçon Melvyn Cassadin (19 ans). Michael Mootoosamy, qui habite Grand-Gaube, s’est constitué prisonnier aux Casernes centrales mercredi après avoir appris que la police le recherchait. Ce dernier entretient de bonnes relations avec un ex-récidiviste, propriétaire d’une compagnie de gardes de sécurité dans le Nord.

À ce stade, les enquêteurs tentent de rassembler les pièces du puzzle en établissant le rôle de chaque suspect. Sauf que tous nient avoir connaissance des devises retrouvées. Le chauffeur de taxi Bhavish Prabhat Persand, arrêté en début de semaine, a ainsi avancé qu’il ne fréquentait pas des gens impliqués dans le trafic de drogue. Le CCID lui a alors rappelé qu’il avait été arrêté en janvier par l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) avec environ Rs 200 000 de cannabis.

Le suspect Alvino Valentin (25 ans), éleveur de porcs de Grand-Gaube, est soupçonné d’avoir pris l’argent de celui ou ceux ayant financé cette expédition ratée, pour ensuite demander à d’autres complices de chercher un équipage capable de se rendre à l’île sœur sans se faire remarquer. Le jeune homme a jusqu’ici fait prévaloir son droit au silence. Quant aux trois hommes arrêtés à bord de l’embarcation, ils maintiennent qu’ils ne faisaient que « tester les deux moteurs de 115 chevaux du bateau ». Sauf qu’ils n’arrivent toujours pas à justifier les quelque 620 litres de diesel retrouvés à bord. Le CCID prévoit d’effectuer d’autres arrestations dans le cadre de cette affaire.