Des Prison Officers : « Le manque de tests de dépistage pourrait conduire à une situation catastrophique »

Cinq nouvelles détenues ont été testées positives et transférées de la prison des femmes de Beau-Bassin à la Special Prison for Women (SPW) de Barkly, durant le week-end. Et hier, une autre détenue a contracté le virus, portant le nombre à neuf.

Un corridor sanitaire composé d’une dizaine d’officiers des Mauritius Prisons Services (MPS) assurenta garde de ces détenues. Elles sont actuellement 150 femmes en détention à la prison des femmes de Beau-Bassin, et parmi, il y a plusieurs étrangères. Cinq enfants, âgés entre 2 et 5 ans, y sont également en compagnie de leurs mères.

Au niveau de la prison de Petit Verger, 37 détenus s’y trouvent actuellement, le temps de boucler leur quatorzaine. « Durant le weekend, plus de 130 détenus qui avaient été testés positifs et qui ont terminé leur traitement sont retournés dans leurs cellules et prisons respectives », fait-on comprendre dans les milieux officiels.

Mais les gardes-chiourmes ne sont pas pour autant sortis d’affaire : « La situation devient de plus en plus inquiétante. Malgré nos multiples appels, les autorités ne cèdent pas à nos demandes en termes d’augmentation de la capacité de dépistages.»

« Bannla inn lav lame are ou ! Zot dir nou tchek sintom; get ki bann reaksion. Si la santé se détériore, à ce moment-là, de nous tourner vers les centres de soins. Nous avons aussi appris, de manière officieuse, que le ministère de la Santé ne disposerait plus d’un stock conséquent de tests; raison pour laquelle nos demandes ne sont pas agrées », ajoute-t-on.
« Ainsi, la situation pourrait rapidement dégénérer quand on se retrouvera avec un nombre ingérable de cas positifs sur les bras ! Nou pa pe koz zis prison madam-la, me tou prison enaier , fait-on comprendre avec amertume.