– Des arnaqueurs usurpent le nom de Mauritius Finance sur les réseaux sociaux

Une Sales Manager (33 ans) a porté plainte à la police de Saint-Pierre mardi à l’encontre d’un haut cadre d’une banque établie à Maurice. Ce dernier, un ressortissant étranger, l’aurait, selon elle, « arnaquée » de Rs 2 M, la présumée victime ayant en effet voulu investir dans le domaine de l‘art.

Dans sa déposition, la jeune femme dit avoir fait la connaissance du suspect à Grand-Baie en décembre 2019. Ce dernier s’était alors présenté comme chef de département d’une banque commerciale à Maurice, expliquant à sa « proie » que cette institution bancaire voulait « promouvoir l’investissement » à Maurice et en Afrique. En effectuant des recherches, la plaignante s’est vue confirmer que l’individu en question travaillait bien au sein de cette banque.

Un an plus tard, le suspect l’a invitée chez lui. Il lui aurait alors montré plusieurs magazines et journaux confirmant que sa banque recherchait des “business proposals”. C’est alors que le haut cadre lui aurait proposé d’investir dans l’art au Cameroun, ajoutant que la jeune femme recevrait presque « trois fois » la somme investie en retour. Ainsi, le 28 décembre de l’année dernière, la trentenaire dit avoir transféré USD 40 747 sur un compte au Cameroun. Un mois plus tard, le suspect lui a ensuite demandé d’injecter une somme supplémentaire de USD 9 900 afin de « faire accélérer le dossier », le tout avec un retour sur investissement supérieur à la somme initiale. Cette fois, dit la plaignante dans sa plainte, elle aurait  transféré cet argent dans une banque australienne.

Mais ce n’était pas fini pour autant. Le haut cadre lui aurait en effet ensuite fait croire qu’il ne pourrait lui verser l’argent qu’elle devait recevoir sur son compte à Maurice, car les autorités lui demanderaient de produire des documents pour attester la provenance de cette somme. A la place, le ressortissant étranger lui aurait dit qu’il serait « plus convenable » que tous deux signent un contrat devant un avoué afin de signifier qu’il lui accordait un emprunt.

Après cet épisode, la plaignante a attendu plus d’un an que l’argent soit versé sur son compte, en vain. En contactant le suspect pour des explications, ce dernier a alors prétendu qu’elle recevrait « très prochainement » le double de la somme investie. Soupçonnant qu’elle avait été victime d’une arnaque, la trentenaire s’est donc tournée vers la police, à qui elle a affirmé avoir investi une somme d’environ Rs 2 millions. Elle a en outre produit plusieurs documents à la police, qui a démarré une enquête.

Par ailleurs, le nom de Mauritius Finance, organisation regroupant les Management & Trust Companies, est utilisé par des personnes peu scrupuleuses sur les réseaux sociaux pour arnaquer des internautes désirant obtenir un emprunt. L’affaire a été rapportée par un responsable de cette organisation (42 ans) à la police de Rose-Hill mardi. Il explique être tombé sur une publicité portant le logo de Mauritius Finance la semaine dernière alors qu’il surfait sur Facebook. Le message paraissant être un « spam », il l’a fait enlever. Sauf qu’il est alors tombé lundi sur le faux profil d’une personne proposant des emprunts.

Un numéro étranger était affiché pour que les intéressés puissent prendre contact avec la personne en question. Le plaignant lui a alors envoyé un message à travers WhatsApp, se faisant passer pour un client souhaitant obtenir un emprunt. Son interlocuteur lui a répondu qu’il devait déposer Rs 5 200 sur le compte d’une banque commerciale à Maurice pour que sa demande d’emprunt puisse être acceptée en 24 heures. Compte par ailleurs libellé au nom d’une compagnie étrangère, et que la police soupçonne être une société fictive.

Le quadragénaire avance que Mauritius Finance n’a « jamais proposé ce genre d’emprunt » sur le Web et que « cela porte préjudice » à l’organisation. Il ajoute que plusieurs personnes ont appelé au siège de Mauritius Finance pour demander des détails sur ce plan, qui est utilisé par les arnaqueurs pour soutirer de l’argent à de potentielles victimes. La police compte se tourner vers la banque commerciale pour obtenir des détails sur cette compagnie vers laquelle les victimes doivent verser leur dépôt.