La Major Crime Investigation Team (MCIT) a interrogé Shakuntala Kistnen, aussi connue sous le nom de Simla, l’épouse du défunt agent du MSM de Quartier-Militaire/Moka (No 8), Soopramanien Kistnen, dans le sillage de l’enquête sur le meurtre de ce dernier. Me Rama Valayden, dont les services sont retenus par la famille, avait remis à la police des  pièces à conviction que son équipe et lui avaient récupérées lors d’une descente des lieux à Telfair le 6 décembre dernier.

Ils étaient tombés sur des couches de peinture rouge sur une roche, un étui pour portable, un sac en plastique, un ciseau et un gant en latex.  Asha Auckloo, experte au Forensic Science Laboratory (FSL), avait souligné en Cour de Moka le 27 juillet de la possibilité que Soopramanien Kistnen avait les pieds liés et qu’il était déjà mort lorsque son corps a été déposé dans un champ de cannes à Telfair en octobre de l’année dernière. Elle avait confirmé que des traces d’ADN avaient pu être récupérées sur le gant et le ciseau.

Sauf que ces ADN ne figurent pas dans la base de données de la police et qu’il pourrait s’agir d’une personne qui n’a pas de Police Case. Assisté de Me Shahzad Mungroo, Simla Kistnen a confirmé que ces deux objets ont bien été retrouvés dans le périmètre de la découverte macabre et qu’ils n’ont pas été transportés depuis un autre lieu pour être placés sur la scène du crime. Son neveu, qui avait lui aussi participé à ces recherches, a confirmé les propos de la veuve. La police compte soumettre certains potentiels suspects à des tests ADN bientôt. Les enquêteurs n’ont pas voulu confirmer s’ils ont déposé lors de l’enquête judiciaire à Moka.

Par ailleurs, la manière de procéder de la MCIT dans cette enquête est de plus en plus contestée. Au vu du laxisme de leur part pour récupérer le rapport du FSL après six mois, elle fait cette fois-ci l’objet d’une plainte d’un maçon qui travaille avec Koomadha Sawmynaden. Cet homme a avancé à l’Independent Police Complaints Commission lundi que la MCIT l’aurait piégé pour l’interroger. Quelqu’un l’avait contacté pour un travail. Mais, c’est la police qui s’est présenté sur le lieu du rendez-vous et elle l’a été emmené aux Casernes centrales pour un interrogatoire musclé le 4 août.

Le maçon avance que la MCIT aurait pris sa carte SIM dans une tentative d’effacer les traces de l’appel qu’il a reçus. Ces allégations portent un sérieux coup à l’image de cette unité, d’autant plus que cette équipe s’est scindée justement à cause des divergences sur cette enquête en cours. Le maçon s’est rendu à la MCIT hier et il était accompagné de l’avocate Lovena Sowkhee où il a informé les limiers de la plainte qu’il a déposée à IPCC. C’est un différent enquêteur qui interrogera ce maçon désormais alors que celui qui l’a entendu le 4 août a été appelé à ne pas avoir de contact avec lui pour le moment.