Preetam Matadeen, ami de Soopramanien Kistnen, a été convoqué aux Casernes centrales hier, où les enquêteurs du Central CID ont procédé à un constat de sa voiture, de couleur rouge, à la suite d’une plainte logée au Central CID et dans laquelle il avance qu’une équipe de la police l’aurait malmené lundi dernier. Cet habitant de Saint-Pierre avance que des policiers ont débarqué chez lui vers midi et lui ont demandé de les suivre pour un interrogatoire aux Casernes centrales.

« Je ne savais pas s’ils étaient vraiment policiers ou s’il s’agissait de meurtriers. J’ai demandé une preuve de leur identité », dit-il. Et d’avancer qu’un officier aurait sorti une carte, mais qu’il n’a pu confirmer s’il s’agissait d’une vraie. Preetam Matadeen avance que quatre policiers ont alors pris place dans sa voiture en sa compagnie pour le conduire aux Casernes centrales. Puis les officiers l’ont emmené dans une pièce, au premier étage, où il n’y avait aucune caméra, dit-il.

Selon lui, il aurait été brutalisé, alors que les policiers cherchaient des informations concernant la mort de son ami, Soopramanien Kistnen. Il a alors relaté avoir travaillé comme peintre dans un entrepôt de Bambous en 2017. Et d’ajouter avoir rencontré l’agent du MSM à l’hôpital après son opération l’année dernière.

Il affirme avoir été giflé quand il a nié s’être rendu dans un champ de cannes à Telfair avant et après le décès de Soopramanien Kistnen à bord de sa voiture. Et d’ajouter que la police l’aurait ensuite conduit dans le bureau d’un haut gradé, qui aurait tenté de l’intimider. Puis il aurait été contraint de signer « sur trois pages » avant de se faire réquisitionner sa voiture et ses cellulaires. Il soupçonne que la police aurait tenté de lui faire porter le chapeau pour le meurtre de Soopramanien Kistnen, mais avoir insisté qu’il n’est pas impliqué.

Preetam Matadeen a une nouvelle fois été interrogé hier. Cette fois en présence de Me Lovena Sowkhee. La police a alors effectué des prélèvements dans son véhicule, le principal concerné n’ayant pas émis d’objection. Ses cellulaires ont aussi été décryptés par l’Information and Technology Unit de la police. À ce stade, il n’a pas été inquiété par les enquêteurs de la police dans le cadre de l’enquête sur le Telfair Saga.