La plainte a été enregistrée au poste de Rose-Hill

Un inspecteur d’une compagnie parapublique (36 ans) a porté plainte contre une compagnie de recrutement, qu’il accuse de l’avoir berné alors qu’il voulait travailler au Canada. Cette entreprise a d’ailleurs déjà fait l’objet de plusieurs plaintes par le passé, et opérerait dans l’illégalité.

Dans sa déposition à la police de Rose-Hill lundi, le trentenaire dit être tombé sur une publicité à travers un réseau social à l’adresse des Mauriciens désirant travailler au Canada. Ainsi, en juin de l’année dernière, il s’est rendu au bureau de la compagnie, à Ébène, où il a été accueilli par la responsable des ressources humaines, qui lui a expliqué les procédures de recrutement. Après avoir examiné les documents scolaires et professionnels du trentenaire, elle lui aurait alors dit que celui-ci était éligible afin de travailler comme superviseur sur un chantier de construction au Canada.

L’employée aurait poursuivi que pour ce travail, le postulant percevrait un salaire d’environ Rs 110 000 mensuellement, ajoutant qu’il serait à l’étranger dans les trois mois. Bien que sa demande ait été immédiatement acceptée et que son dossier n’a même pas été transmis aux autorités canadiennes, le plaignant dit ne rien avoir trouvé de suspect. Raison pour laquelle il dit avoir signé sur le champ un contrat, dans lequel la compagnie lui garantit un emploi et assure la prise en charge de toutes les procédures pour l’extérieur. Toutefois, en contrepartie, la victime devait régler un montant de Rs 115 000 à la compagnie, somme représentant, selon cette dernière, les frais administratifs pour le traitement du dossier, ce que le plaignant a accepté.

Un mois plus tard, ce dernier a reçu un courriel l’informant que les procédures étaient retardées de quatre semaines, l’ambassade canadienne étant fermée. Le trentenaire a de fait attendu puis, une fois le délai passé, a appelé la directrice de ladite compagnie de recrutement, laquelle lui aurait dit qu’elle le contacterait une semaine plus tard, car ayant beaucoup de demandes à traiter. Peu après, la présumée victime a alors reçu un nouvel appel, lui demandant cette fois de régler une somme de Rs 30 000 pour couvrir d’autres frais. Sentant cette fois l’arnaque, le plaignant a argué que son contrat prend en charge tous les frais et a refusé de payer.

Malgré cela, le trentenaire s’est rendu à Ébène en janvier afin de rencontrer un autre directeur de ladite compagnie, qui lui a assuré qu’il s’occuperait personnellement de son dossier. Mais là encore, plus rien. Aussi le plaignant a décidé d’annuler sa demande, tout en réclamant que son argent lui soit remboursé. La compagnie a accepté, mais tout en insistant que le plaignant leur devait une somme de Rs 16 750, car ayant refusé de régler les derniers frais de Rs 30 000. Une somme que le plaignant leur a dit de déduire de son paiement initial.

Au 4 mai, le plaignant n’avait toujours pas obtenu son argent. Le trentenaire estime avoir été victime d’une arnaque. Malgré différentes plaintes logées à la police contre cette compagnie d’Ébène, les enquêtes sont en cours et aucun suspect n’a été inquiété jusqu’ici. Entretemps, d’autres potentielles victimes continuent de contacter cette agence via les réseaux sociaux avec l’espoir de se rendre à l’étranger.