Jean Damien Keny Cader (29 ans) a été inculpé sous une accusation provisoire de meurtre au tribunal de Flacq hier. Au cours d’un interrogatoire, ce dernier a donné plus de détails sur les circonstances l’ayant poussé à étrangler sa belle-fille, la petite Alia Perrine, âgée de 14 mois. Le suspect a expliqué que sa compagne, Anaëlle Pierre (21 ans), la victime et lui dormaient tous dans le même lit lorsque, vers 1h lundi matin, la petite fille s’est mise à pleurer, probablement cherchant du lait.

« Normalement, c’est sa mère qui s’occupe d’elle », explique le présumé meurtrier. Sauf qu’Anaëlle Pierre, plongée dans un profond sommeil, ne s’est pas réveillée. Le jeune homme dit alors avoir crié et lancé des jurons en espérant qu’Alia cesse de faire du bruit. Jusqu’à ce qu’il finisse par l’étrangler de la main droite « dans un moment de colère ».
Jean Cader affirme ne pas avoir réellement pris conscience de la force qu’il exerçait sur la petite fille, qui a fini par arrêter de respirer. Sa compagne s’est alors réveillée, dit-il, et lui aurait demandé ce qu’il avait fait. Après quoi le suspect lui aurait demandé de faire du bouche-à-bouche avec la victime. Mais la petite Alia Perrine était toujours inconsciente. Pris de panique, le suspect aurait demandé à sa compagne de le couvrir si la police venait à l’interroger, ce que la jeune femme aurait refusé de faire.

Par ailleurs, les proches de la fillette, avec l’aide de la police, ont entamé des démarches mercredi pour la déclarer à l’état civil au nom d’Alia Perrine. Après quoi ils ont dû jurer un affidavit avant l’obtention d’un acte de décès. Les funérailles devaient avoir lieu dans les heures qui suivirent. Ce n’est que quelques jours après l’enterrement que la CID de Bel-Air-Rivière-Sèche a prévu d’aller de l’avant avec un exercice de reconstitution des faits. La mère du bébé sera, elle aussi, entendue par la police prochainement.