Raj Mungly (49 ans) a été arrêté par la police, jeudi, deux jours après que sa mère âgée de 73 ans l’a dénoncé à la police pour viol.

Dans une première déclaration aux enquêteurs, le suspect a déclaré : « Enn demon inn mont lor mwa. Dan laraz, monn tap bonfam kalot. » Il a partiellement reconnu les faits en disant qu’il a bien frappé sa mère, mais il a nié l’acte sexuel. Selon le quadragénaire, il s’est rendu dans la chambre de sa mère mardi soir car il devait changer ses vêtements. Et d’ajouter qu’il ne voulait pas que sa mère attrape froid. Le suspect a déclaré qu’il a l’habitude de se coucher presque nu et que le jour du délit, il s’est faufilé dans la chambre dans le noir. Et d’avancer qu’il a secoué la septuagénaire pour la réveiller, mais qu’elle n’a pas répondu. Il aurait alors tenté de lui enfiler un vêtement confortable. Selon le quadragénaire, sa mère s’est mise à l’insulter et lui a donné des coups. Il l’a maîtrisée et dans un accès de colère, Raj Mungly dit qu’il lui a donné des gifles violentes. Cependant, il a nié avoir agressé sexuellement la retraitée. Raj Mungly a concédé qu’il a usé de la violence car il était « très en colère ». De son côté, la victime insiste que son fils l’a bien agressée sexuellement.

Dans sa plainte à la police de Saint-Pierre, la retraitée raconte qu’elle était dans son lit mardi soir quand elle a senti qu’un individu enlevait ses vêtements. Elle s’est réveillée en sursaut et elle est tombée sur son fils complètement nu dans son lit. Elle dit qu’elle l’a questionné sur son comportement, mais que Raj Mungly n’a rien dit et l’a maîtrisée avant d’abuser d’elle sexuellement. La retraitée a tenté de résister, sans succès. Elle a aussi appelé au secours, mais personne ne l’a entendu.

Aussitôt après avoir commis son forfait, le suspect a quitté la maison pour ne plus donner signe de vie jusqu’à son arrestation, jeudi. La septuagénaire s’est rendue chez un voisin où elle lui a raconté son calvaire. Ce dernier l’a conduite au poste de police de Saint-Pierre pour porter plainte et dire qu’elle ressentait des douleurs dans ses parties intimes. La police a aussi a saisi les vêtements qu’elle portait au moment de cette agression sexuelle.
Raj Mungly a été traduit au tribunal de Moka vendredi où une accusation provisoire de viol a été retenue contre lui. Il demeure en détention préventive suite à l’objection de la police.