Bruneau Laurette est d’avis que la police « cherche des excuses » quant à l’absence des appels de la National Coast Guard sur le Voyage Data Recorder (VDR) du MV Wakashio. L’activiste social, qui milite pour que la lumière soit faite sur l’échouement du vraquier, a déclaré au Mauricien hier  : « Mo pa kwar dan bann ipotez ki la polis inn evoke pou explik labsans apel Goast Guard. Mwa mo kwar dan seki bwat nwar pe dir. Mo baz mwa lor bann fe. Le fe e ki bwat nwar pann anregistre okenn lapel ».

Établissant un parallèle avec le crash d’un avion, Bruneau Laurette avance : « Ki ou pou kwar kan enn avion krash? Informasion ki ena lor bwat nwar ou seki la polis pe rakonte? ». Il n’écarte pas la possibilité d’un complot « au plus haut niveau pour que la vérité n’éclate pas ». Il a rappelé que le Premier ministre, Pravind Jugnauth, avait déclaré au Parlement d’attendre les conclusions du VDR et qu’il avait même fait état des tentatives de la NCG d’entrer en contact avec le MV Wakashio dans la soirée du samedi 25 juillet. « Azordi bwat nwar inn kontredir seki le PM ti pe dir ».

Bruneau Laurette a indiqué que « depuis le début j’avais dit qu’il y aurait des tentatives de cover-up dans cette affaire », balayant les affirmations tenues par l’ASP Kokil lors de son point de presse aux Casernes centrales hier. L’activiste social estime que « les enquêteurs croient dans les déclarations des éléments de la NCG et ce qu’ils ont écrit dans le VHF Log book, alors que le VDR les contredit ! Qui dit qu’il n’y aurait pas eu de manipulation quelque part ? ».

Il souhaite la transparence dans la manière dont l’enquête est menée et insiste pour que le CCID oriente son enquête vers la thèse de complot, même s’il estime que son appel pourrait ne pas être pris en compte. « La police est sous le contrôle du chef de l’exécutif, qui est le Premier ministre », a-t-il rappelé.

Bruneau Laurette avance qu’il ne compte pas rester les bras croisés après cette affaire de VDR et viendra de l’avant avec d’autres actions. S’il se soigne d’une blessure pour le moment, l’activiste social dit toutefois travailler sur le dossier. Et d’annoncer « de gros développements de ma part sur l’affaire Wakashio ».