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L’ONG Médecins sans Frontières (MSF), qui craignait de devoir mettre fin à ses opérations d’aide à Madagascar où une grave famine sévit dans le Sud, a annoncé vendredi avoir finalement reçu de nouveaux visas des autorités du pays.

« Neuf nouveaux visas ont été délivrés grâce à l’action des autorités, ce qui va notamment permettre de poursuivre les distributions alimentaires et la prise en charge de la malnutrition », s’est félicitée l’organisation dans un communiqué.

Les frontières malgaches sont fermées depuis mars 2020, en raison de la pandémie de coronavirus. Les équipes de MSF avaient bénéficié d’autorisations spéciales mais le gouvernement avait récemment renforcé la fermeture de l’île, empêchant l’ONG de renouveler ses équipes dont les visas arrivent à échéance.

Les demandes de l’ONG aux autorités pour faciliter l’accès au personnel humanitaire étaient jusqu’ici restées sans réponse.

Le gouvernement ainsi que plusieurs organisations dont MSF ou le Programme alimentaire mondial (PAM) soignent et apportent une aide alimentaire aux plus d’un million de Malgaches, répartis sur une zone du Sud vaste comme la Bulgarie ou Cuba (111.200 km2), qui souffrent de la faim.

Une sécheresse exceptionnelle rend l’agriculture impossible dans cette région. Et des tempêtes de sable ont transformé de vastes étendues de terres arables en friches. Des ravages liés au réchauffement climatique, affirme l’ONU.

La prochaine période de soudure dès octobre (période entre la fin des réserves des récoltes de l’année précédente et l’arrivée des nouvelles récoltes) risque d’aggraver encore la situation.