Le défenseur central et capitaine des Sylvesters Said Ngapout, ne voulant pas revivre la situation de 2020, est retourné en Côte d’Ivoire lundi dernier

Étant dans une situation financière compliquée, plusieurs clubs de Super League, à l’instar de La Cure Sylvester SC, sont dans l’obligation de mettre un terme aux contrats de leurs joueurs étrangers. Si les dirigeants de ces clubs attendent la seconde partie du COVID-Fund de la Fédération internationale de football association (FIFA), soit Rs 500 000 pour la Super League, du côté de la Mauritius Football Association (MFA), on nous précise que le transfert devrait être fait en fin de mois.

En 2020, la FIFA avait décidé d’aider ses 211 fédérations nationales dans le cadre du programme COVID Relief Fund. Si les clubs de Super League avaient obtenu une enveloppe de Rs 500 000, ceux de National Divisions 1 & 2 Rs 200 000 et Rs 100 000 respectivement, et cela sans compter la contribution de la Confédération africaine de football, la seconde partie devrait être reçue de la FIFA en fin de mois.

Toutefois, selon l’assistant-secrétaire général de la MFA, Nazeer Bowud, « après le premier versement, les clubs devaient nous faire savoir comment ils avaient dépensé cet argent et ce retour était nécessaire afin qu’on puisse le communiquer à la FIFA, étant donné que nous avons eu l’instruction de le faire. Mais la majorité des équipes n’ont toujours pas fait le nécessaire. L’institution internationale devrait nous faire le virement en fin de mois, et de là, nous allons pouvoir aider les clubs. Ceux qui ont soumis la totalité des documents que nous avons demandés bénéficieront de cette aide. En janvier dernier, un courrier avait été envoyé aux clubs à ce sujet, mais nous avons eu très peu de retours ».

En attendant, plusieurs clubs ont été dans l’obligation de mettre un terme aux contrats des joueurs étrangers. Du côté de la capitale, La Cure Sylvester SC aurait demandé à cinq joueurs, à savoir le Burkinabé Sore Haidore, l’Ivoirien Fabrice Kohou, et les Camerounais Moutongo Black, Didier Bassamagne et Said Ngapout, de rompre leur contrat, ne pouvant respecter son engagement au niveau des salaires. Ngapout a quant à lui rejoint son pays natal lundi, car il était de ceux, alors qu’il évoluait à l’ASPL 2000 lors de la saison précédente, qui avaient protesté auprès du ministère du Travail pour salaires impayés. Néanmoins, plusieurs de ces joueurs n’ont pas souhaité suivre le même chemin que Ngapout.

Si certains clubs sont en difficulté, d’autres, comme le GRSE Wanderers SC, ont trouvé un accord temporaire avec leurs joueurs, soit une baisse de 50% de leurs salaires. L’autre moitié devrait être remboursée dès que la seconde partie du COVID Relief Fund sera déboursée.