La responsabilité de la MFA, suite à la sanction infligée par la FIFA à Cercle de Joachim, est confirmée (photos d'archives)

La Fédération internationale de Football Association (FIFA) a publié, sur son site, son Disciplinary & Ethics Report 2019/2020. Un document de 24 pages où est précisé les diverses sanctions appliquées pendant cette période et dans lequel la Mauritius Football Association (MFA) est citée. C’est à la page 7, sous la partie « Decisions originated from TMS-related matters, by association of accused party, 2019/20 » que la fédération locale est pointée du doigt comme étant un « accused party ». Cela dans le cadre de la sanction de 10 000 francs suisse (quelque Rs 400 000) infligée à Cercle de Joachim pour n’avoir pas respecté les procédures dans le cadre de transferts de joueurs étrangers.

La FIFA Disciplinary & Ethics Report 2019/2020 est donc tombée et elle confirme, si besoin est, la responsabilité de la MFA suite à la lourde sanction infligée à Cercle de Joachim, club représenté par le président de la fédération, lui-même, Samir Sobha. Selon le rapport, la MFA fait partie, avec neuf autres fédérations, dont l’Australie, l’Espagne et autres les Etats Unis, comme étant des « Accused party ». Au niveau des clubs sanctionnés, on note un total de 74 « decisions » dont 7 recensés au Brésil et 7 en Espagne respectivement. En revanche, le rapport ne fait aucune mention si les fédérations pointées du doigt ont été sanctionnées ou pas.

Responsabilité confirmée

Ce faisant, la FIFA Disciplinary & Ethics Report 2019/2020 est venue démontrer que la sanction infligée à Cercle de Joachim était loin d’être un problème interne comme voulait le faire croire Samir Sobha dans une de ses déclarations à la presse. Le rapport situe également les responsabilités et ce, même s’il ne le dit pas. Car au cas contraire, la MFA n’aurait pas été cité comme « Accused party ». C’est aussi simple que cela.
De plus, cette décision confirme la responsabilité de la MFA dans la faute reprochée à Cercle de Joachim. Car n’oublions pas que, selon la procédure, un club envisageant de recruter un joueur étranger doit d’abord obtenir un International Transfert Certificate (ITC) à travers le Transfer Matching System. Une initiative de la FIFA rendue nécessaire pour éviter toute forme de maldonne et prouver surtout qu’il s’agit bien d’un footballeur.
Un “covering letter” doit être émise par la MFA au club concerné, afin que des démarches soient entreprises pour l’obtention d’un permis de séjour et d’un permis de travail. Selon la procédure, dit-on, la demande est ensuite discutée en présence des représentants du Prime Minister’s Office, du Passport & Immigration Office, du ministère du Travail et celui des Sports. Ce n’est qu’ensuite que la demande est approuvée ou pas.

Or, dans le cas de Cercle de Joachim, la FIFA Disciplinary Committee avait trouvé, en mai dernier, que des transferts avaient été effectués « outside TMS without ITC ». D’où la question bien précise que nous évoquions, en juillet dernier. Est-ce que la procédure a été respectée et quel document la MFA a-t-elle approuvé pour permettre à Cercle Joachim de poursuivre ses démarches pour le recrutement des joueurs malgaches ? D’ailleurs, la question a été soulevée à l’Assemblée nationale, le 4 août dernier, et le ministre des Sports, Stephan Toussaint, avait affirmé que le cas a été référé à la police pour enquête. Cela, à la demande du ministère du Travail.

L’affaire Laayoune en suspens ?

D’autre part, Week-End avait questionné la position de Samir Sobha en tant que président de la MFA et représentant de Cercle de Joachim, notamment par rapport à l’enquête policière. On voulait surtout savoir s’il pouvait légitimement présider les débats lors de l’assemblée générale annuelle de la fédération, tenue il y a une semaine à Trianon. Il y était bien présent et a répondu à une question sur ce dossier, sans plus. Pour ce qui est de la controversée participation mauricienne à la Coupe d’Afrique des Nations de futsal au Laayoune, elle semble n’avoir intéressé personne. Pour rappel, cette compétition avait été disputée sur un territoire non reconnu par l’Organisation des Nations Unies (ONU).
Pour cette participation, la MFA a été doublement sanctionnée (amende et suspension) par la Confédération africaine de Football et par les organisateurs notamment pour les frais d’hébergement. Si les membres présents n’ont pas voulu en savoir plus sur ces deux importants dossiers, c’est dire qu’ils sont à l’aise avec ce qui s’est passé. Et ça, c’est très grave.