Le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, a participé cette semaine au sommet sur le financement des économies africaines. Il estime que les besoins actuels de financement pour le continent africain s’évaluent à USD 300 milliards, ajoutant, « qu’il n’existe pas de ‘free money’ ».

Le Grand Argentier a ainsi fait un appel aux chefs d’États et de gouvernements ainsi qu’aux représentants des pays participant, à la solidarité des pays les plus riches, pour un plan de relance africain mixte mêlant prêts concessionnels et subventions, à hauteur respectivement de 70% et 30%.

« Cela pourrait notamment permettre le financement de la vaccination de la population africaine », a déclaré le ministre des Finances.

(Photo by Ludovic MARIN / POOL / AFP)

Pour le ministre, Maurice a été confrontée à plusieurs chocs majeurs découlant de la pandémie.

À savoir, celui de deux confinements stricts en 2020 et cette année, entrainant quatre mois d’activités économiques ralentissant et un arrêt total du tourisme faisant passer le nombre de touristes de 1,3 million par an à environ un millier, provoquant ainsi une contraction de près de 15% de notre PIB.

« Un choc d’une ampleur jamais observée, qui nous a fait perdre cinq ans de richesse », a soutenu le ministre des Finances.

Selon Renganaden Padayachy, Maurice, en tant que Petits États Insulaires en Développement (PIED), « ouvert sur le monde », a été d’autant plus impactée par la crise. 

En ce qui concerne les vaccins, le ministre est d’avis que la communauté internationale adopte une approche différenciée à l’égard des pays africains aussi bien en termes d’accès aux vaccins que d’aide à la relance économique.

« Au début avril 2021, sur les 690 millions de doses administrées dans le monde, seuls 2% l’ont été en Afrique. Nous attendons beaucoup de la France, et de nos partenaires, sur ces deux niveaux », fait ressortir ce dernier face à ses interlocuteurs.