PHOTO @Global Rainbow Foundation

La Global Rainbow Foundation (GRF) a procédé samedi dernier au lancement d’un projet pilote visant à rendre accessibles des plages aux handicapés. C’est ce qui a été présenté à Flic-en-Flac, en présence du Pr Armoogum Parsuramen, président de la GRF, Patrick Cavalot, président du conseil de village de Flic-en-Flac, Hewlett Nelson, de la Fédération sportive des personnes handicapées physiques (PHYS FED), ainsi que de Noemi Alphonse et Anaïs Angélique, deux athlètes paralympiques qui font briller notre quadricolore.

Ce projet, fruit d’une collaboration entre la GRF et le conseil du village de Flic-en-Flac, consiste en la pose d’un revêtement sur le sable sur un parcours donnant accès à la mer et ce, afin de permettre aux personnes en fauteuil roulant de se déplacer plus facilement. Cette installation est composée de tapis antidérapants importés de Chine, et dont la base est en matières recyclables.

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Deux employés de la GRF, Waren Valentin et Dany Lafleur, handicapés eux-mêmes, ont fait une démonstration de leur adresse avec des “Waterwheels”, un fauteuil de plage flottant pour les personnes handicapées. Ce fauteuil spécial permet d’accéder à des terrains difficiles, comme le sable, l’herbe et le gravier. Sans compter que ses accoudoirs flottants permettent à ses utilisateurs de flotter à la surface de l’eau en toute sécurité. A noter que ce fauteuil a été offert à la GRF par un touriste.

Patrick Cavalot s’est pour sa part dit « très heureux » d’être le premier à accueillir les membres de la GRF et le Dr Armoogum Parsuramen pour ce projet. « C’est un rêve que je caressais depuis longtemps, soit celui de donner aux personnes autrement capables le même privilège que nous. J’ai frappé à plusieurs portes pour réaliser ce projet, et elles sont restées fermées. Je trouve inadmissible que certaines personnes restent indifférentes à une telle demande, car l’objectif de ce projet est de faire en sorte que les personnes handicapées puissent profiter de la plage comme tout le monde. »

Le Pr Parsuramen, de son côté, explique qu’il s’agit d’une « vision que la GRF cultive depuis de très longues années ». Il poursuit : « Lors de ma visite à Vancouver, au Canada, j’ai vu ce tapis de sol pour la plage, et je me suis dit qu’il fallait faire la même chose à Maurice. Lorsque je suis revenu, nous avons immédiatement commencé à y songer sérieusement. Nous avons tous les mêmes droits fondamentaux et tout le monde doit pouvoir bénéficier des mêmes facilités. D’autant que nous sommes entourés de belles plages. »
La GRF collabore avec la PHYSFED et d’autres ONG afin d’établir un plan sur la manière d’aménager  les plages dans différentes régions de l’île et d’inviter la communauté des personnes handicapées à venir essayer ce tapis. Noemi Alphonse et Anaïs Angélique lancent, elles, un appel aux autorités pour que les handicapés puissent eux aussi bénéficier des mêmes facilités dans la société.