Didier Pragassa, SG de la MFA

Une région en particulier, soit Port-Louis, compterait plus de 50 délégués, y compris les membres élus

Dans un courriel en date du 1er juillet, signé du SG Didier Pragassa, la MFA demande que les élections soient organisées avant le 31 août

Les comités régionaux de la Mauritius Football Association (MFA) ont jusqu’au 31 août pour organiser leurs assemblées générales annuelles. C’est la directive adressée, le 1er juillet, par le biais d’un courriel signé de son secrétaire général, Didier Pragassa, alors même que la restriction sanitaire limitant les rassemblements à 50 personnes est toujours d’actualité ! Selon nos informations, la région de Port-Louis compterait plus de 50 délégués, y compris les membres élus aux dernières élections.

“The lives and health of all our stakeholders and the nation at large, remains our utmost priority“ disait la MFA dans un communiqué de presse, le 15 juillet, pour soutenir sa décision de déclarer la saison 2020/21 de “null and void”. Si cela est bien sa volonté, alors pourquoi obliger les comités régionaux à tenir leurs assemblées générales annuelles avant le 31 août ? C’est la question que se pose-t-on sur la place publique. D’autant que la restriction sanitaire limite toujours des rassemblements à 50 personnes. On voit, du reste, très mal le gouvernement assouplir cette mesure, au rythme surtout de la progression inquiétante de la Covid-19 dans l’île.

Aussi contradictoire que cela puisse paraître, la MFA trouve, elle, normale de réunir 40 personnes et plus dans une salle fermée de quelques mètres carrées seulement. Elle qui avait pourtant estimé que 22 joueurs ne pouvaient se retrouver sur une surface de 105mx68m, soit 7 000 mètres carrés, qui plus est, à l’air libre pour la reprise du championnat ! Visiblement, nous avons beaucoup de mal à suivre et à comprendre surtout la logique de cette fédération que dirige Samir Sobha.
Selon nos sources, le problème de plus de 50 personnes pourrait surtout se poser au sein du comité régional de Port-Louis, lequel compterait le plus grand nombre de clubs affiliés. À moins que, selon les nouvelles données disponibles à la MFA, les délégués et membres élus inclus, nous fassent un chiffre rond de 50 dans ce comité régional ! On ne le sait jamais surtout pas avec une fédération aussi imprévisible qu’incompréhensible qu’est la MFA, voire même qui se croit trop souvent que tout permis, allait jusqu’à faire fi des lois du pays !

Ils sont aussi nombreux les dirigeants faisant partie des clubs affiliés aux comités régionaux à se poser des questions quant à l’empressement de la MFA à vouloir tenir cette assemblée à moins de trois mois après la fin de l’année financière. Cela, en prenant en considération que les comptes sont déposés au 30 juin et que les comités régionaux peuvent se réunir avant le 30 septembre. Alors, pourquoi la MFA veut-il aller à l’encontre même de ses propres statuts, notamment l’Article 26 (Annual National General Assembly) où il est ici effectivement précisé: “The Annual National General Assembly shall be held every year at latest Three months after the closing of the financial year of the Association”. Comprenne qui pourra…

Aussi, nombreux sont-ils à questionner la démarche de la MFA de préciser, à la fin de son courriel, signé du SG Didier Pragassa : “ you are also required (sic) to invite the General Secretary (Ndlr: donc lui-même) to attend, as an observer, your Annual Regional General Assembly and he shall reserve the right to request his representative to attend your assembly”. Une démarche qui interpelle, d’autant que les by-laws régionaux, plus précisément l’Article 9.4 indique clairement que “The Regional General Assembly may appoint observers who may attend the Regional General Assembly without the right to debate or to vote”.

S’il est bien précisé que le comité régional « peut » et non « doit » “appoint observers”, alors pourquoi ce courriel se veut-il imposant à ce point ? La question est maintenant de savoir ce qu’en pense le gouvernement concernant cette énième décision contestable prise par la MFA notamment d’un point de vue sanitaire ? La laissera-t-on manoeuvrer comme bon lui semble, ou finira-t-on enfin par le rappeler à l’ordre ?