Le périmètre de l’Oil Leakage, à Fort William, est désormais sous contrôle de la police. Cela fait suite à une inspection sur place hier de la police et la Mauritius Ports Authority (MPA). Cet exercice s’est déroulé sous la supervision de l’ASP Domun, assisté du chef inspecteur Noorah, du directeur de la MPA, Shekur Suntah, et des hauts cadres de cette institution. Ils ont inspecté “l’Underground petroleum pipeline” qui passe sous la propriété de la MPA, ainsi que deux Oil Tanks du Central Electricity Board, qui se situe non loin du quartier général de la National Coast Guard (NCG).

La police a identifié quatre points stratégiques où le public pourrait avoir accès au périmètre et un policier de la NCG et un autre de la Special Support Unit (SSU) ont été placés dans chacun de ces quatre points d’entrée, alors que des “warning sign posts” ont été placés aux entrées pour interdire l’accès au public. Selon nos renseignements, les autorités érigeront aussi des clôtures (“fencing”) dans certains lieux, soit sur un périmètre de 1,5 km du lieu de cette fuite d’huile.

D’ailleurs, des personnes ont été priées de quitter les lieux hier après-midi alors qu’elles voulaient avoir accès au périmètre. Aux Casernes centrales, aucune source n’a voulu confirmer si la situation s’est aggravée pour expliquer les mesures prises hier. « C’est pour protéger le public », nous a seulement déclaré un haut gradé aux Police Headquarters.
Les autorités environnementales et le CEB ont déclenché un Oil Spill Contingency Plan suite à la fuite d’un tuyau assurant le transfert de l’huile lourde de Fort William dans un réservoir de stockage aux Salines, où cet exercice aurait provoqué un important déversement d’huile. Même si l’huile n’a pas atteint le rivage, la quantité du déversement était considérée comme « importante », soit environ 100 m3.

Les premiers examens indiquent que le tuyau aurait fuité « en raison de la chaleur ». Il y a quelques jours, les travaux de pompage étaient en cours dans la région et les réparations du tuyau en question sont déjà entamées. La zone affectée, à laquelle le public n’a pas accès, est un lieu de marécages dans la région.