Les policiers seront déployés de nouveau devant des supermarchés et hypermarchés ce jeudi matin pour maintenir l’ordre et veiller à ce que les mesures sanitaires soient appliquées. Les Branch Officers et Divisional Commanders se sont entretenus avec les responsables des commerces ce mercredi pour mettre en oeuvre toute une gamme de mesures, dont le marquage au sol, pour que les clients respectent la distanciation sociale. 

Pour ce premier jour d’ouverture des supermarchés en plein « lockdown » de la deuxième vague, la police s’attend à des affluences, donc de longues files d’attente. « Des policiers seront à l’extérieur des commerces pour s’assurer que les clients portent leurs masques et déterminer s’ils sont autorisés à procéder à leurs achats en ce jour spécifique car le système d’ordre alphabétique a cours. Chaque client doit se munir d’une pièce d’identité aux fins de vérification », soutient=on aux Police Headquarters.  Des policiers seront aussi affectés  à l’intérieur des supermarchés pour demander aux clients de ne pas trop s’attarder.

Quant aux petits commerces, boulangeries, et stations-service, il sera « impossible » de placer un policier en permanence sur place. « Nous appelons à la responsabilité des propriétaires. La police fera aussi des contrôles-surprises pour veiller à ce que les mesures soient respectées ».

À la fermeture, la police régulière, assistée des éléments de la Special Support Unit et de la Special Mobile Force (SMF), fera des patrouilles à proximité de ces commerces en vue de dissuader des tentatives de vol. Les Casernes centrales ont aussi prévu de placer au moins un policier dans les grands supermarchés au cas où les responsables en font la demande.

Outre les commerces, la police affichera une plus grande visibilité sur les routes et autoroutes et les usagers devront justifier leur présence à l’extérieur. Les Casernes centrales rappellent que les contrevenants risquent une peine maximale de cinq ans de prison et Rs 500 000 d’amende en cas de non-respect du couvre-feu sanitaire. « Dans un premier temps, la police va demander à ces personnes de rentrer chez eux. Après cette période d’adaptation, nous allons sévir », prévient la police.  

Par ailleurs, notre source avance que les autres unités de la police travaillent normalement. L’Anti Drug and Smuggling Unit, elle, compte sévir car en plein confinement l’année dernière, les policiers ont noté que certaines personnes convergeaient dans des lieux spécifiques, dont la capitale, pour se procurer de la drogue. « Ces personnes évoquaient des sorties médicales ou disaient qu’elles se rendaient dans les supermarchés. Nous allons être plus sévères. Par exemple, si un individu se trouve à plusieurs kilomètres de son lieu de résidence, ses justifications pourraient ne pas nous satisfaire et nous allons le verbaliser »,prévient-on par ailleurs.

La police fera aussi un usage conséquent des caméras du Safe City pour assurer l’ordre et la paix. D’autre part, les enquêtes en cours se poursuivent, mais de façon limitée. « Nous n’allons pas nous présenter chez des personnes pour chercher des informations ou vérifier les alibis durant cette période pour éviter des contacts. Sauf si c’est urgent ». Les numéros d’urgence de la police, le 999 et le 148 sont accessibles et les PIOR restent disponibles.

À noter que l’ensemble de la force policière a été appelée à travailler dans le contexte de l’annonce du Premier ministre sur l’instauration du couvre-feu sanitaire.