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Plusieurs centaines de personnes ont été appelées mardi par les autorités à se faire dépister, après avoir participé à un match de football « sauvage », entre deux quartiers de Strasbourg, dans l’Est de la France, une région qui a payé un lourd tribut au coronavirus.

« Il nous faut à tout prix éviter un nouveau cluster à Strasbourg et protéger les participants », ainsi que leurs proches, a indiqué au cours d’une visioconférence de presse la préfète de la région du Bas-Rhin, Josiane Chevalier.

« Notre sujet numéro 1 est d’ordre sanitaire, ce n’est pas un piège » à l’encontre des participants à cet événement, a insisté la préfète, tout en dénonçant un « événement incompréhensible, irresponsable, gravissime ».

Au moins 620 personnes sont mortes du Covid-19 depuis le début de l’épidémie dans le Bas-Rhin ce qui en fait l’un des départements les plus touchés de France. 575 personnes y sont toujours hospitalisées.

Les participants à ce rassemblement, qui a réuni 400 à 500 personnes sans respect des gestes barrières, pourront se rendre à partir de jeudi au centre de dépistage installé au Parlement européen pour bénéficier anonymement d’un test virologique, sans rendez-vous ni consultation préalable.

« Il est important qu’ils comprennent que leur comportement dans les prochains jours est de nature à sauver des vies », a expliqué Adeline Jenner, déléguée territoriale de l’Agence Régionale de Santé, soulignant que « le test ne leur (porterait) nullement préjudice ».

Afin de « casser la chaîne de transmission » qui peut naître de ce rassemblement, il est également indispensable que ces personnes respectent la distanciation physique et les gestes barrières.

Alors que personne n’a été interpellé à ce stade, « le but de l’enquête n’est pas d’identifier tous les participants mais les organisateurs », a insisté la procureure de la République de Strasbourg Yolande Renzi.

« Il ne s’agit pas d’un rassemblement fortuit de personnes qui ont décidé de prendre l’air », a-t-elle souligné, rappelant que le stade avait dû être ouvert pour permettre cette rencontre.

La violation de l’interdiction d’organiser un rassemblement, notamment sur un point fermé administrativement, fait encourir 6 mois de prison et 7.500 euros d’amende, a-t-elle indiqué.

-AFP