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Un cas de variant sud-africain du coronavirus a été détecté dans le territoire français d’Outre-Mer de Mayotte et les autorités ont décidé de suspendre les liaisons maritimes et aériennes internationales pour 15 jours à partir de dimanche, a annoncé samedi la préfecture locale.

Les déplacements entre Mayotte, la métropole et l’île de La Réunion ne sont autorisés que pour « motifs impérieux », a ajouté la préfecture dans un communiqué.

« En raison de l’évolution sanitaire, le préfet décide de suspendre les liaisons maritimes et aériennes internationales à compter du dimanche 17 janvier pour une durée de 15 jours », selon cette source.

« Après analyse des prélèvements adressés par l’ARS (l’Agence régionale de santé) à l’institut Pasteur de Paris, un premier cas du variant SARS-CoV-2 501.V2 a été détecté vendredi » et a été isolé, a-t-elle précisé. Le traçage des cas contacts a été mis en place pour les isoler également.

La préfecture de Mayotte a rappelé qu’en raison de suspicions de présence dans la région du variant « du SARS-CoV-2 501.V2 apparu en Afrique du Sud, des mesures de protection » avaient déjà été prises, dont le dépistage au moyen de tests antigéniques de tous les passagers des vols et liaisons maritimes en provenance de l’étranger depuis le 10 janvier, « soit plus de 550 personnes ».

Les vols au départ de pays d’Afrique continentale de l’est avaient également été suspendus depuis jeudi.

Jeudi, le Premier ministre Jean Castex avait annoncé des mesures de restrictions d’urgence pour la Guyane, Mayotte et La Réunion afin de les protéger des variants à risque (sud-africain et brésilien, notamment) qui circulent dans ces régions.

En Guyane, frontalière du Brésil, « le contrôle des frontières sera renforcé et des tests négatifs seront exigés » pour rejoindre les Antilles et la métropole, avait-il dit.

De la même manière, des « tests négatifs seront exigés pour les vols en provenance de Mayotte ou de la Réunion », avait indiqué le chef du gouvernement.

Pour éviter ou ralentir une propagation des variants du virus, dont le britannique, la France a par ailleurs décidé jeudi d’exiger un test PCR négatif pour toutes les personnes arrivant d’un pays hors Union européenne ainsi qu’une période de mise à l’isolement de sept jours, à l’issue desquels elle impose un deuxième test PCR négatif.