(Photo by OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)

La préfecture des Vosges (est de la France) a annoncé la détection d’un foyer de neuf cas positifs au variant Delta du Covid-19, des supporters de retour de Hongrie où ils ont assisté à un match du Portugal à l’Euro de football, selon un élu local jeudi.

« Un cluster au variant indien a été détecté parmi les habitants du secteur Le Thillot et Fresse-sur-Moselle, avec neuf cas positifs déjà identifiés », a fait savoir la préfecture dans un communiqué mercredi soir.

Il s’agit de neuf supporters, membres de la communauté portugaise, partis « fin juin » en minibus en Hongrie pour assister à un match du Portugal à Budapest pour l’Euro de football, selon le maire du Thillot, Michel Mourot.

« A partir de là, ils sont revenus et ça s’est déclaré une semaine après. On a six cas avérés positifs sur la commune du Thillot et trois cas avérés à Fresse-sur-Moselle. Mais c’est la même famille », a déclaré à l’AFP M. Mourot.

Le Portugal a affronté la France à la Puskas Arena de Budapest le 23 juin (2-2).

Interrogée, la préfecture n’a toutefois pas confirmé le fait qu’ils avaient vraisemblablement été contaminés à l’occasion de ce voyage en Hongrie.

La Puskas Arena, stade de la capitale hongroise, est la seule enceinte de la compétition dont la jauge était à 100%. Le port du masque y était facultatif.

Sollicitée, l’Agence régionale de santé (ARS) Grand Est n’a pas répondu dans l’immédiat.

L’ARS et la préfecture des Vosges ont annoncé la mise en oeuvre d’opérations de dépistage gratuit et de vaccination sans rendez-vous afin d’éviter la diffusion du variant dans ce département, qui n’est pas loin de la Suisse et de l’Allemagne.

Face à la propagation rapide du variant delta du Covid-19, le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes Clément Beaune a conseillé aux Français jeudi « d’éviter l’Espagne et le Portugal » cet été, sans pour autant interdire ces destinations.

« On a vu des moments préoccupants, des stades en Hongrie où il n’y avait plus de jauge (…). Il faut être prudent (…). La pandémie n’est pas finie », a-t-il estimé sur la télévision publique France 2.