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Séquestre et humiliée, une candidate de télé-réalité porte plainte. Une habitante de la capitale, âgée de 29 ans, participant à une émission de télé-réalité à Grand-Baie, se dit avoir été victime de séquestration lors du tournage. L’émission, annoncée en grande pompe sur les réseaux sociaux, est patronnée par un homme d’affaires mauricien connu.

Dans la version assistée de son avocat, la plaignante est revenue en détail sur sa participation dans ce jeu, mettant en scène 18 « influenceurs » enfermés dans une villa. Elle raconte qu’elle était en « lockdown » chez elle, le 7 mai, quand elle a reçu un message d’une ancienne présentatrice de la station nationale qui lui a proposé de participer à cette télé-réalité. La plaignante dit avoir imposé certaines conditions avant de rencontrer l’homme d’affaires à Pailles une semaine plus tard en précisant qu’elle ne participerait à aucune scène obscène ou qui promeut la nudité. Elle avance que son interlocuteur qui est également le producteur l’a assurée que l’émission tournera autour de jeux…

Mais dès le début du tournage le 7 juin, elle raconte qu’il y a eu un incident avec un cameraman qui l’aurait filmée dans un lieu privé sans son consentement et qu’elle a vivement protesté et qu’on l’ait rassurée que ces images ne seraient pas diffusées en public.

La plaignante a ajouté dans sa déposition que deux jours plus tard, alors qu’elle se trouvait dans la chambre d’une villa avec deux candidats, une personne est entrée dans la chambre pour lui attacher les mains avec un bout de câble et l’a bâillonnée avec une bande adhésive. La personne lui a ensuite mis une cagoule sur la tête et l’a transportée sur ses épaules. « Au début, j’avais cru que c’était un membre de l’équipage et qu’un scénario improvisé était en cours. J’ai coopéré », a expliqué la jeune fille aux enquêteurs.

« J’ai été emmenée par la suite sur un podium où se trouvaient d’autres candidats pendant que le tournage était en cours. Les scènes étaient brutales. Je n’ai jamais consenti à participer à ce genre de jeu ». Elle ajoute qu’elle a été séquestrée pendant un moment et qu’elle a dû supplier l’homme d’affaires avant d’être libérer. « Je me suis ensuite dirigée dans ma chambre et j’ai pris mes effets personnels pour partir. » Le directeur l’aurait alors rejointe avec son épouse pour lui faire certaines propositions qu’elle avait refusées. « Je me sentais humiliée, car cet incident s’est déroulé devant d’autres personnes. »
La police a ouvert une enquête pour savoir ce qui s’est réellement passé dans cette fameuse villa… Affaire à suivre