Nous en parlions la semaine dernière. Les travaux de construction à Grand-Gaube, notamment du côté de Pointe Oscorne, font grand bruit. Ainsi, des habitants de la région, épaulés par Rezistans ek Alternativ et Aret Kokin Nu Laplaz, s’y sont rendus jeudi pour célébrer l’indépendance du pays autrement, en dénonçant la destruction des zones naturelles protégées.

Seule l’identité d’un des promoteurs est connue. Si Océan Grand Gaube, dont le projet comprend la construction de plusieurs appartements de luxe, affirme avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires, comme le soulignait un responsable de la compagnie à Week-End, vendredi, l’autre promoteur lui est toujours inconnu. Sur la liste des Projects under the Property Development Scheme (PDS) de l’Economic Development Board, nous relevons deux grands projets de construction de villas et d’appartements de luxe à Grand-Gaube, mais sans plus. Aucune mention n’est faite au sujet du site. Nous avons aussi tenté de contacter le contracteur et le propriétaire de la tractopelle prise en photo dans le marécage à Pointe Oscorne. Rien. Ce dernier affirme n’avoir aucun projet en cours dans la région. Du côté des autorités, l’on soutient qu’un enquête est en cours et que l’identité du contracteur mystère nous sera révélée en temps et lieu.

En tout cas, ce qui est certain, c’est que cette tractopelle n’avait pas le droit d’être là et les constructions qui ont débuté sur ce site précis sont illégales car, rappelons-le, il s’agit du Wetland 107 à Grand-Gaube, à moins de 100 mètres du high water mark, et à l’arrière du site se trouve le Wetland 106, identifié et répertorié par l’ESA Study de 2008/2009. « Une enquête se poursuit, car le promoteur n’a pas de permis et n’a pas le droit d’être là », précise pour sa part le PPS Anjiv Ramdhany, qui se réunira dimanche prochain avec les gens de la région pour mieux comprendre la situation.