(Photo by Adrian DENNIS / AFP)

Une grève de près de 850 employés de la division cargo du transporteur aérien British Airways qui protestent contre leurs conditions de rémunération doit commencer le jour de Noël et durer 9 jours, d’après le syndicat Unite.

Le mouvement social devrait retarder l’acheminement de produits de première nécessité et de denrées périssables au Royaume-Uni à quelques jours de la sortie effective de l’Union européenne à l’heure où le chaos règne aux alentours du port de Douvres.

Dans un communiqué reçu jeudi, Unite dit que ses membres, essentiellement basés à l’aéroport londonien d’Heathrow, protestent contre des « coupes sombres » dans leur rémunération, de 5.000 à 11.000 livres par an comparé à avant la pandémie, et des conditions de travail détériorées.

British Airways, filiale du groupe IAG qui traverse une grave crise à cause de la pandémie et a engagé une vaste restructuration, affirme qu’aucun employé n’aurait à subir de baisse de salaire de plus de 10% et qu’il n’y a pas de licenciement sec prévu malgré les 13.000 suppressions de postes annoncées en tout chez le transporteur.

Des milliers de camions routiers sont coincés dans le Kent, au sud-ouest de l’Angleterre, à cause de la fermeture de la frontière par de nombreux pays dont la France, effrayés par une nouvelle souche de coronavirus.

La réouverture de la frontière à Douvres mercredi était lente et émaillée de tensions.

Les supermarchés britanniques tentent de contourner l’engorgement à Douvres et se tournent vers les avions cargo pour se fournir en produits frais, pour éviter de potentielles pénuries à l’orée de la sortie effective de l’Union européenne par le Royaume-Uni.

La compagnie aérienne Lufthansa a ainsi affrété mercredi un avion cargo spécial de 80 tonnes de fruits et légumes vers le Royaume-Uni.

« Lufthansa examine la possibilité de proposer des vols cargos spéciaux supplémentaires dans les prochains jours », a ajouté le groupe.

Unite dit être parvenu à des accords avec les autres branches de British Airways mais pas avec celle de fret aérien.

IAG, qui traverse comme le reste du secteur aérien une crise historique à cause de l’effondrement du trafic, a essuyé une perte nette de 1,76 milliard d’euros au troisième trimestre.