Le hajj, pèlerinage auquel participeront cette année seulement un millier de fidèles en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, débutera le 29 juillet, ont annoncé lundi les autorités saoudiennes.

Ryad a décidé le mois dernier de limiter le nombre de personnes participant au hajj, alors que ce grand rassemblement religieux avait réuni l’année dernière 2,5 millions de fidèles, venus pour leur grande majorité de l’étranger.

« Le recueillement des pèlerins sur le Mont Arafat, point fort du pèlerinage, aura lieu jeudi », a rapporté l’agence de presse officielle saoudienne SPA, précisant que mercredi sera le premier jour du hajj selon la Cour suprême.

La date du hajj est déterminée par la position de la lune.

Pour contenir la pandémie de nouveau coronavirus, le pèlerinage sera réservé aux fidèles vivant en Arabie saoudite, ont indiqué les autorités.

Les résidents étrangers représenteront 70% des fidèles autorisés à effectuer ce rituel.

Les citoyens saoudiens constitueront les 30% restants des pèlerins et seront choisis parmi les professionnels de santé et les personnels de sécurité ayant été contaminés mais qui se sont remis du virus, selon le ministère du Hajj.

Après avoir suspendu dès mars la « omra », le petit pèlerinage qui s’effectue tout au long de l’année, le royaume s’apprête à faire face à un immense manque à gagner, le flux des pèlerins générant habituellement chaque année 10,6 milliards d’euros.

Or, le premier exportateur de brut au monde est déjà frappé de plein fouet par la chute des prix du pétrole et l’impact économique du confinement décrété pour lutter contre le virus.

Le nouveau coronavirus a infecté officiellement 253.349 personnes, dont 2.523 sont décédées, en Arabie saoudite, pays le plus touché du Golfe.

Si les autorités du hajj ont indiqué que le grand pèlerinage serait limité à un millier de fidèles, certains médias locaux font état de la possible participation de 10.000 personnes.

La décision saoudienne de limiter le nombre de fidèles cette année, une mesure exceptionnelle, a fait de nombreux déçus parmi les musulmans tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du royaume.

Mais elle a été saluée par la Ligue islamique mondiale, le chef de l’Organisation de la coopération islamique ainsi qu’Al-Azhar au Caire.

Les candidats au pèlerinage seront testés avant leur arrivée à La Mecque, premier lieu saint de l’islam, et devront subir une quarantaine domestique après la fin du rituel.

Les règles d’hygiène et de distanciation physique seront observées pendant le hajj, un pilier de l’islam.