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Le MTCSL a émis un communiqué hier pour informer qu’il a envoyé une lettre au ministre des Finances pour lui faire part de certaines recommandations à inclure dans le budget 2021-22. Ces mesures, si elles sont appliquées, pourraient générer environ Rs 1 milliard supplémentaire en termes de betting tax ou même plus, selon une étude calculée sur un rapport indépendant produit par Ernst & Young, qui a estimé qu’en 2018, l’industrie des courses de chevaux était responsable de la génération de Rs 6,2 milliards de PIB, de la création de 2170 emplois (équivalant à Rs 2 milliards de revenus du travail) et de Rs 679 millions de recettes publiques. Du dernier chiffre revenant au gouvernement, la grosse partie était sous forme de taxes sur les paris.

Estimant que le marché des paris illégaux est au moins aussi grand que le marché des paris légaux, mais plus que probablement deux ou trois fois plus grand, le MTCSL considère qu’une part importante du marché des paris illégaux pourrait revenir dans le « filet des paris légaux » en mettant en œuvre et adaptant aux conditions locales des initiatives de bonnes pratiques internationales déjà prouvées. Cela permettra, selon l’organisateur des courses à Maurice, au gouvernement de profiter de la lutte contre les pratiques de paris illégaux, mais aussi aux courses de chevaux, qui dépendent des paris légaux pour leur survie même, de rester durable et de maintenir un potentiel de croissance.

Le MTCSL propose également d’autoriser les échanges internationaux et les paris sur les courses étrangères qui généreront non seulement des taxes nettement plus élevées à Maurice, mais entraîneront également un afflux de revenus étrangers dans le pays. Il a rappelé que des dispositions ont été prises dans la loi GRA pour que le mélange ait lieu, mais qu’à ce jour, le co-mingling, qui représente actuellement plus de 20% du chiffre d’affaires global du Tote, n’a pas encore été autorisé à Maurice.

Voici les exemples cités par le MTCSL de ce qui pourrait et devrait être fait pour résoudre l’énorme problème des paris illégaux à Maurice.

• Adopter la technologie à la fois comme système de surveillance des paris et comme moyen de pari.
• Légaliser les paris sur Internet à Maurice et arrêter les sites web étrangers proposant des paris aux citoyens mauriciens sur les courses locales et internationales.
• Introduire les paris à crédit, ou au moins autoriser les paris par carte de débit.
• Réintroduire les bookmakers off course.
• Développer l’infrastructure du Tote off course.
• Réduire les taxes sur les paris. Le principe de la courbe de Laffer s’applique aux paris sur les courses de chevaux, tout comme il le fait pour la taxe sur le revenu. La réduction des taxes sur les paris entraînera une augmentation du total des recettes fiscales.
• Augmenter considérablement l’efficacité de la Police des Jeux dans la lutte contre le jeu illégal.
• Faire des exemples d’opérateurs de paris illégaux par des sanctions sévères et des peines d’emprisonnement.
• Revoir les frais fixes payables par les opérateurs de paris licenciés. Plus le coût de la légalité est élevé, moins les opérateurs choisiront d’opérer légalement.
• Surveiller strictement les bookmakers licenciés légaux pour s’assurer que tous les paris sont placés à travers des circuits légaux.