Photo illustration

À la veille du coup d’envoi de la nouvelle saison, on est en train d’assister au même scénario qu’en 2020 avec la résurgence de cas locaux de la Covid-19 qui a conduit au le confinement national mercredi dernier. Ainsi, les courses hippiques ont été mises à l’arrêt, tout comme les autres activités sportives locales afin de stopper la propagation de ce virus sur le territoire.

Les différents établissements ont été contraints de revoir leurs plans et ont ainsi appliqué des mesures drastiques avec le quasi arrêt de l’entraînement de leurs chevaux, dont certains étaient déjà prêts pour reprendre la compétition la semaine prochaine. Dans certains yards, on s’est déjà organisé afin d’assurer que les chevaux soient nourris, entretenus et soumis à la marche une fois par jour, mais la situation risque de se compliquer en cas de lockdown complet imminent.

Pour les entraîneurs, ce renvoi est considéré comme un véritable coup de massue et cette situation pourrait hypothéquer leur survie. Déjà dans le rouge, quelques-uns d’entre eux se retrouvent désormais face à la réticence de certains propriétaires de respecter leurs engagements financiers durant le confinement.

Au niveau du MTC, déjà affecté la saison dernière par la première vague de la Covid-19 — son déficit est passé de Rs 6,8M à Rs 14,6M —, les retombées risquent d’être encore plus catastrophiques pour avec la fulgurante propagation de ce virus.

Bras de fer MTC/ GRA

On se souvient que l’an dernier, la saison avait démarré avec le huis clos le 20 juin, soit avec un retard de trois mois sur le calendrier. Cependant, même si une impression de déjà vu plane actuellement au Champ de Mars, il faut dire que le maintien du coup d’envoi de la saison hippique 2021 était déjà compromis avant même la découverte des nouveaux cas locaux de Covid-19. Car à une semaine de la première journée programmée, le Mauritius Turf Club n’avait pas encore obtenu sa licence d’organisateur des courses de la Gaming Regulatory Autority.

Il est clair que les relations entre ces deux organisations se sont détériorées depuis la dernière assemblée générale élective à l’issue de laquelle Jean-Michel Giraud avait repris le pouvoir à la tête du club. Giraud avait d’ailleurs martelé dans sa première déclaration comme président qu’il se battrait afin que le MTC retrouve ses prérogatives comme organisateur des courses et qu’il ne se laisserait plus marcher sur les pieds. Ainsi, le MTC a, quelques jours après les dernières élections, refusé de publier sur son tite les directives 2021 de la GRA dans leur intégralité, et il a décidé de contester certains des amendements des Rules Of Racing imposés dans une bataille légale qui pourrait durer longtemps.

Cette réaction n’a pas été appréciée par la GRA, qui a immédiatement répliqué en refusant le paiement du MTC pour son permis d’opération aussi longtemps qu’il ne se sera pas mis en conformité avec les nouvelles lois. L’instance régulatrice a également, par voie d’un communiqué, exigé un certificat de moralité du nouvel administrateur et président du MTC. Ce bras de fer risque de repousser davantage le démarrage de la nouvelle saison.