Le leader de l’opposition Arvin Boolell a été expulsé de l’hémicycle, lors de la deuxième Private Notice Question (PNQ) sur l’affaire Angus Road, pour avoir refusé de poser une PNQ amendée par le bureau du Speaker. Et ce, sans l’accord du leader de l’opposition.

« I cannot put a question which is not mine », a argué Arvin Boolell.

« My question relates to money laundering and cash payment », a-t-il soutenu par rapport à cette affaire, qui concerne le Premier ministre Pravind Jugnauth et l’achat d’un terrain, sur laquelle une enquête de la commission anticorruption (ICAC) a été initiée depuis 10 ans.


En effet, le leader de l’opposition souhaitait savoir, concernant l’achat d’un terrain à Angus Road : si la police avait initié une enquête et d’après la plainte de qui; si une offense relative au délit de « Money Laundering for making cash payment in excess of Rs 350 000 » ferait l’objet d’une investigation; quand, à qui et comment le paiement pour ce terrain avait été effectué.

Toutefois, le Speaker a affirmé avoir « le droit de finaliser » la question du leader de l’opposition. Chose que son bureau a faite en apportant des amendements à la PNQ.

Sooroojdev Phookeer a relaté avoir convoqué le leader de l’opposition dans son bureau à cet effet, afin que ce dernier « gives his view ». Il a ajouté que le leader de l’opposition aurait « misbehaved and left ». D’où le fait que la PNQ amendée ait été retenue, a-t-il expliqué.

« Either you have a question or you simply leave the floor », a lancé le Speaker, alors que le leader de l’opposition tentait de poser sa question originelle.

Face au refus d’Arvin Boolell de poursuivre avec la question amendée, le Speaker l’a expulsé de l’hémicycle et a, de fait, mis un terme pour la deuxième fois à une PNQ sur l’affaire Angus Road.

A noter que, lors de la première PNQ sur Angus Road, le Speaker avait « deem appropriate » de ne plus autoriser de questions supplémentaires sur cette affaire qui fait l’objet d’une enquête, mettant un terme à la PNQ.

L’opposition, en conférence de presse commune, avait alors jugé que « le Speaker a joué au goalkeeper pour le Premier ministre ».