A banner reading 'White Lives Matter Burnley' is towed by a plane above the stadium during the English Premier League football match between Manchester City and Burnley at the Etihad Stadium in Manchester, north west England, on June 22, 2020. (Photo by Shaun Botterill / POOL / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE. No use with unauthorized audio, video, data, fixture lists, club/league logos or 'live' services. Online in-match use limited to 120 images. An additional 40 images may be used in extra time. No video emulation. Social media in-match use limited to 120 images. An additional 40 images may be used in extra time. No use in betting publications, games or single club/league/player publications. /
La banderole « White Lives Matter » tirée lundi par un avion survolant le match de football entre Manchester City et Burnley a été fortement critiquée mardi en Angleterre, alors que la police cherche les responsables.

Un avion tirant une banderole « White Lives Matter Burnley » est apparu dans le ciel peu après que tous les acteurs du match avaient mis genou à terre pour rendre hommage au mouvement « Black Lives Matter » (BLM) qui lutte contre le racisme et les violences policières.

Ce geste collectif a eu lieu avant tous les matches depuis la reprise de la Premier League le 17 juin.

« Le but de BLM n’est pas de diminuer l’importance de la vie des autres personnes », a souligné Sanjay Bhandari, président de Kick It Out qui lutte contre les discriminations dans le football anglais.

« Il s’agit de souligner que les personnes noires sont privées de certains droits de l’Homme uniquement en raison de leur couleur de peau. Il est question d’égalité », a-t-il poursuivi.

En fin de soirée, la police a affirmé avoir enquêté sur l’incident et n’avoir constaté aucune infraction pénale.

« La police du Lancashire a été en liaison avec la police du Grand Manchester, les autorités aériennes et le service des poursuites judiciaires de la Couronne au sujet de la bannière « White Lives Matter » tirée au dessus de l’Etihad Stadium la nuit dernière », explique la police du Lancashire.

« Après avoir analysé toutes les informations disponibles à propos de cet incident, nous avons conclu qu’aucune infraction pénale n’avait été commise à ce jour », conclut-elle.

Toutefois, « nous reconnaissons que cette bannière aura offensé beaucoup de personnes », a ajouté Russ Procter, le chef de la police régionale cité dans le communiqué.

« En eux-mêmes, les mots (« White Lives Matter ») ne sont pas insultants », a d’ailleurs reconnu Iffy Onuora, responsable des questions d’égalité pour la Professional Footballers’ Association (PFA), le syndicat des joueurs. « C’est juste le contexte. Ils montrent un rejet du débat en cours », a-t-il ajouté.

Le club de Burnley a immédiatement condamné la banderole.

« Le club est fier du travail effectué à travers ses programmes communautaires reconnus en collaboration avec tous les genres, toutes les religions ou toutes les croyances, et s’oppose à toute forme de racisme », selon un communiqué de Burnley, qui promet de bannir de son stade les auteurs de la banderole.

« White Lives Matter », fréquemment utilisé par l’extrême droite européenne, est un slogan né dans les milieux suprémacistes blancs aux États-Unis en réaction au mouvement BLM.

Le 13 juin à Paris, lors d’une manifestation contre le racisme et les violences policières, le groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire avait déployé une banderole avec ce slogan depuis le toit d’un immeuble sur le parcours du cortège.

« Pour le moment, nous ne savons pas qui est derrière ça », a admis Piara Powar, directeur exécutif de Football Against Racism in Europe (Fare), une ONG antiraciste.

« Opposé au message de BLM, +White Lives Matter+ ne peut être motivé que par le racisme et le refus de l’égalité des droits. Les réactions racistes au mouvement BLM sont une tendance en Europe que nous avons constatée et documentée », a ajouté M. Powar.

hap/dlo/dep