Le gouvernement mauricien a réagit au commentaire du Président américain, qui, dans une rafale de publications sur son réseau Truth Social et de propos tenus à des journalistes avant son déplacement dans la station des Alpes suisses, a qualifié de « grande stupidité » la cession de l’archipel des Chagos à l’île Maurice.
« Le fait que le Royaume-Uni abandonne une terre extrêmement importante est un acte de GRANDE STUPIDITÉ, et s’ajoute à une très longue liste de raisons de sécurité nationale pour lesquelles le Groenland doit être acquis », a affirmé Donald Trump.
« De façon stupéfiante, notre +brillant+ allié de l’Otan, le Royaume-Uni, envisage actuellement de céder l’île de Diego Garcia, site d’une base militaire américaine vitale, à Maurice, et de le faire SANS AUCUNE RAISON », a-t-il écrit.
En mai dernier pourtant, au moment de sa signature, les Etats-Unis avaient salué l’accord permettant de restituer les îles Chagos à l’île Maurice.
Voici la réaction de Maurice à travers le bureau de l’Attorney General :
Le Gouvernement de Maurice a pris note du message du Président Donald Trump publié plus tôt aujourd’hui au sujet des Chagos, lequel s’inscrit dans un contexte géopolitique plus large impliquant les positions respectives de plusieurs partenaires internationaux, notamment sur la question du Groenland.
Cette évolution intervient après que le traité conclu entre le Royaume-Uni et la République de Maurice avait été qualifié par les États-Unis d’accord historique. Elle peut, à ce titre, susciter certaines interrogations.
Il convient toutefois de rappeler que l’accord sur les Chagos a été négocié, conclu et signé exclusivement entre le Royaume-Uni et la République de Maurice. Nous attendons donc que le Royaume-Uni poursuive le processus législatif déjà engagé, actuellement en cours à la Chambre des Communes à Londres, jusqu’à son terme, afm de permettre la ratification du traité dans les meilleurs délais.
Nous prenons note avec satisfaction des premières déclarations du Gouvernement britannique confirmant que cet accord est conforme au droit international et réaffirmant sa volonté de le ratifier.
Depuis plus de soixante ans, cette situation demeure une source de profonde injustice. La souveraineté de la République de Maurice sur l’archipel des Chagos est déjà reconnue sans ambiguïté par le droit international et ne devrait plus être sujette à débat. Nous attendons la mise en oeuvre du traité dans les plus brefs délais, dans le respect des engagements pris.
Gavin Glover, SC
20 janvier 2026


