Le cyclone Gezani, aux rafales de 250 km/h, a touché terre à Madagascar mardi, selon le centre météorologique spécialisé de la Réunion, en frappant de plein de fouet la deuxième ville du pays Toamasina, où un témoin a décrit à l’AFP des dégâts « monstrueux ».
« La ville de Toamasina (Tamatave) a été frappée directement par la partie la plus intense du cyclone », à savoir le « mur de l’oeil », a indiqué dans son dernier bulletin le Centre météorologique régional spécialisé cyclones (CMRS) de l’île française de La Réunion.
« C’est monstrueux. Tout est dévasté, les toitures envolées, les sols inondés, les murs d’enceinte des maisons en dur se sont effondrés. Et je parle des beaux quartiers, avec des maisons bien bâties », a décrit à l’AFP un habitant lors d’un bref retour du réseau téléphonique.
Pour le CMRS, il « pourrait s’agir de l’un des impacts directs les plus intenses de l’ère satellitaire sur le secteur de Tamatave, rivalisant probablement avec Geralda ».
En février 1994, le cyclone avait fait au moins 200 morts et 500.000 sinistrés.
Ayant perdu en intensité au contact de Madagascar, Gezani a été rétrogradé en tempête tropicale mais doit traverser la « Grande île » de part en part, en croisant au nord d’Antananarivo.
« J’ai vu des matériaux voler à l’horizontal », raconte le même habitant résidant depuis trente ans à Taomasina, privé d’électricité dès le début d’après-midi, cinq heures avant l’impact.
L’école est suspendue mercredi dans plusieurs régions du pays où la journée sera aussi chômée, a annoncé le gouvernement.
Le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, à la tête du pays depuis octobre et une prise de pouvoir militaire, a annoncé se rendre à Taomasina pour être au plus près de la population au moment du passage du cyclone.
Le système doit regagner en intensité en atteignant le canal du Mozambique et frapper le pays d’Afrique australe au stade de cyclone, d’après les prévisions du CMRS.
Source : afp

