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Roilya Ranaivosoa (haltérophilie) et Julien Paul (badminton) parmi les derniers qualifiés, alors que Rémi Feuillet (judo) le sera très probablement bientôt

Un problème de connexion Maurice-Tokyo à régler avant le premier départ programmé pour le 13 juillet

La délégation mauricienne qui se rendra, le mois prochain, à Tokyo (Japon) dans le cadre des Jeux olympiques (23 juillet au 8 août) ne comptera que huit athlètes. Contrairement aux Jeux de Rio (Brésil) en 2016 où ils étaient 12, à représenter le pays. Ainsi, après les boxeurs Richarno Colin (-64 kg) et Merven Clair (-69 kg), Roilya Ranaivosoa (haltérophilie) et Julien Paul (badminton) ses athlètes ont également décroché leurs qualifications. Le judoka Rémi Feuillet, Français d’origine mauricienne, le sera aussi, très probablement et incessamment après sa 7e place aux Mondiaux de Hongrie, pour devancer Priscilla Morand, Suissesse d’origine mauricienne, et à laquelle cette qualification lui a longtemps tendue les bras. Les athlètes ayant, eux, bénéficié d’une invitation sont Jérémie Lararaudeuse (athlétisme) et les nageurs Mathieu Marquet et Alicia Kok Shun. Les accompagnateurs seront au nombre de six, dont le président du Comité olympique mauricien (COM), Philippe Hao Thyn Voon.

Pour le trésorier du COM, Hedley Han, lequel agira comme chef de mission à Tokyo, ce sont actuellement les démarches pour trouver une connexion à Tokyo qui posent problème. « La Covid-19 n’arrange en rien les choses. On aura à transiter par Dubaï, avant de rallier Tokyo. Toutefois, on ne sait toujours pas si la compagnie aérienne avec laquelle nous voyagerons aura des vols le jour où nous avons prévu de nous rendre à Tokyo. Pour l’heure donc, c’est le flou et je dois dire que nous sommes quelque peu perdus », déclare-t-il.
Selon les plans établis, Hedley Han devrait quitter le pays le 15 juillet, afin de préparer l’arrivée de la délégation mauricienne, prévue trois jours plus tard, dans la capitale nippone. Hormis les huit athlètes, ils seront six dirigeants à faire le déplacement, dont Philippe Hao Thyn Voon, Hedley Han, Al-Yousouf Bayjoo (secrétaire général du COM), Richard Papie et Aline Li Chuen Cheong team manager des équipes masculines et féminines respectivement. Le ministre de l’Autonomisation de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs (MAJSL), Stephan Toussaint, ne fera pas le déplacement. Son ministère sera représenté par son Directeur des Sports, Nagalingum Plllay Samoo.

Au niveau des entraîneurs, Hedley Han a confirmé le déplacement de Roberto Ibanez Chavez (directeur technique national) et de Judex Bazile (entraîneur national) en boxe, de Baptiste Leroy (DTN) en judo, de Gino Souprayyen en haltérophilie, de Georges Vieillesse en athlétisme et d’Idriss Suffraz en natation. En revanche, dit-il, le choix de la fédération en badminton n’est pas encore connu.

Hedley Han ajoute que Maurice dispose d’un quota de 21 personnes. Selon lui, des dirigeants de fédérations ont fait part de leurs intentions d’aller à Tokyo, mais personne n’a, à ce jour, confirmé. « Il nous reste une place et dépendant du nombre d’intéressés, il se peut que nous ayons à procéder à un tirage au sort », explique-t-il. Ce dernier avance aussi que le COM se réunira le 22 juin, à Trianon, en compagnie des athlètes retenus pour ces JO, pour décider de celui qui sera le porte-drapeau de Maurice à ces Jeux.

La presse mauricienne pas représentée

D’autre part, aucun membre de la presse locale n’accompagnera le Club Maurice à Tokyo, comme confirmé par Hedley Han. Selon lui, tous les groupes de presse avaient été informés depuis l’année dernière de l’éventualité d’accompagner la délégation, mais personne n’a ensuite confirmé leur demande d’accréditation, explique Hedley Han.
« La raison avancée par certains est que le coût de la vie est très élevé à Tokyo », déclare-t-il.

Et d’ajouter : « La date limite est déjà passée et donc, nous ferons ce déplacement sans journaliste. »Dans ce contexte, c’est Hedley Han qui se chargera, lui-même, de communiquer les informations à la presse. « Je me chargerai de faire suivre le maximum d’informations possibles sur nos athlètes, afin de tenir la presse et la population informées. Pour les photos, il n’y aura pas de problèmes. En revanche, pour ce qui est des vidéos, je commence à m’y habituer », explique-t-il.

Dans ce même ordre d’idées, souligne le chef de mission, le COM travaille déjà avec une agence de communication depuis trois mois. « Le COM a opté pour ce moyen de travail dont il estime être le mieux adapté, afin de faciliter l’échange des informations de Tokyo,
à Maurice. La boîte de communication assurera donc ce lien », fait-il ressortir. Est-ce donc à dire que tout communication directe sera coupée entre la presse et le Club Maurice à Tokyo ? « Pas du tout. Je reste disponible à tout moment, tout comme les autres membres de la délégation », conclut Hedley Han.