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Le Comité olympique malgache avait appelé, le 11 février dernier, les comités olympiques régionaux à faire part de leurs propositions sur les disciplines sportives qu’ils souhaitent voir évoluer lors des 11es Jeux des Iles de l’océan Indien, prévus en 2023 à Madagascar. Un mois après, les Seychelles ont répondu à l’invitation en proposant l’intégration du tennis, du handball et du karaté, en sus des disciplines traditionnelles. Il revient maintenant aux membres du Conseil International des Jeux des Iles (CIJ) d’en débattre, aussitôt les propositions des autres pays concernés déposées devant le comité olympique malgache.

Les Seychelles, pays du président du CIJ (Antonio Gopal), sont les premiers à faire part de leurs propositions de disciplines en vue des JIOI de 2023. Hormis les trois nouvelles propositions, on retrouvera les traditionnelles disciplines et surtout populaires, que sont l’athlétisme, le football, la boxe ou encore l’haltérophilie, plus gros pourvoyeurs de médailles aux JIOI.

Il est à noter que les propositions seychelloises n’étaient pas au programme des Jeux, en 2019 à Maurice. Le tennis et le handball étaient présents à La Réunion en 2015, alors que pour ce qui est de l’organisation des compétitions en karaté, il faut remonter aux Jeux de 2007, organisés par…Madagascar. Autant dire que, dans ces conditions, il existe de fortes chances de revoir le karaté, au même titre que le taekwondo, deux arts martiaux qui étaient justement inscrites en 2007.

Après les Seychelles, on attendra donc de voir ce que les autres pays membres que sont Madagascar, Maurice, La Réunion, Comores, Mayotte et Maldives, proposeront. Rappelons que c’est cet archipel qui avait pris la responsabilité d’organiser les Jeux de 2023. Les Maldives ont ensuite fait part de leur décision de ne pouvoir aller de l’avant suite aux conséquences de la pandémie de COVID-19.

Rappelons aussi que les membres du CIJ n’ont pu se réunir physiquement depuis la fin des 10es JIOI, à Maurice, en raison justement de la COVID-19. Seulement deux rencontres ont eu lieu par visio-conférence. Il était prévu que les membres se rencontrent à Antananarivo, capitale malgache, le mois dernier (13 et 14 février), sauf que la flambée de la COVID-19, notamment l’apparition de nouvelles variantes, a forcé le CIJ à revoir ses plans.

Dans ces conditions d’ailleurs, le bilan des derniers JIOI n’a toujours pas été analysé par les membres du CIJ comme cela doit l’être. Aussi, les élections pour élire un nouveau président à la place du Seychellois Antonio Gopal n’a pu se faire. Idem pour le poste de secrétaire général du CIJ qui revient au pays organisateur, donc à Madagascar. C’est toujours le Mauricien Vivian Gungaram qui siège en tant que tel.