Le report des Jeux Olympiques de Tokyo à l’été 2021 n’a nullement surpris Philippe Hao Thyn Voon. Bien au contraire, le président du Comité olympique mauricien (COM) n’arrive pas à comprendre pourquoi le pays organisateur et le Comité international olympique (CIO) ont pris autant de temps pour parvenir à une telle solution vu la situation actuelle dans plusieurs pays du monde. Reste que son souci demeure le paiement des bourses olympiques offertes à onze sportifs mauriciens à travers la Solidarité Olympique et qui devait s’achever en juillet si les Jeux s’étaient déroulés comme programmé.

Depuis un certain temps déjà, Philippe Hao Thyn Voon s’était dit en faveur d’un report des Jeux. « Ce n’était pas possible de participer à cette manifestation avec des masques », avait-il notamment déclaré. Il souligne que si les Jeux avaient été maintenus, il n’aurait pas été question que les sportifs mauriciens y participent. « Notre priorité demeure la santé des athlètes. J’ai été en contact avec les dirigeants de plusieurs disciplines ces derniers jours et tous étaient d’accord de ne pas être présents à Tokyo. » Selon lui, la pression exercée par la Fédération internationale d’athlétisme pour une non-participation a poussé le comité organisateur à un report mardi. « C’était alors inévitable », souligne-t-il.

Toutefois, le président du COM n’arrive pas à expliquer ce si long retard pour ce report. « Jusqu’ici, aucun vaccin n’a été trouvé pour endiguer la pandémie. À mon avis, cette décision a été prise tardivement. Pourquoi autant de temps pour prendre une telle décision que j’attendais depuis plus d’un mois ? » se demande-t-il. S’il se dit satisfait de ce report, Philippe Hao Thyn Voon fait cependant montre de certaines appréhensions, notamment en ce qui concerne les bourses olympiques. « Ces bourses offertes à onze sportifs reviennent à 500 dollars par mois. C’est une somme conséquente qui devait s’échelonner jusqu’à juillet. Comment se déroulera désormais le paiement jusqu’à l’année prochaine ? » questionne-t-il. Par contre, il souligne que 30% des billets d’avion des délégués, réservés, ont déjà été payés et que ce sujet sera abordé quand la situation reviendra à la normale.

« Certes, personne ne peut prédire quand cette pandémie sera éradiquée. Il nous faut tout simplement prier que la situation s’améliore au fil des semaines et des mois, et que le Japon puisse organiser cette manifestation l’année prochaine. »